Bonjour Madame,
Nous recevons chaque jour énormément de questions, et nous essayons bien sûr d'y répondre au mieux. Par conséquent, notre réponse à votre e-mail a pris un certain temps. Nous vous prions de nous en excuser.
Nous pensons en effet que le moment est venu de rendre la vaccination obligatoire pour les personnes qui travaillent dans le secteur des soins et qui sont en contact avec des personnes malades ou vulnérables en raison de leur grand âge. En effet, les personnes soignées ont droit à une sécurité maximale, et le fait que le prestataire de soins soit vacciné y contribue. Et, bien sûr, le soignant se protège aussi personnellement. Comme il y avait encore des doutes sur la vaccination au début, y compris parmi les travailleurs du secteur des soins de santé, nous avons d'abord procédé sur une base volontaire. C’est pourquoi nous avons fourni beaucoup d'informations au personnel de santé sur les vaccins, et nous avons déployé beaucoup d'efforts pour sensibiliser.
Désormais, tout le monde s'accorde à dire que se faire vacciner contre le Covid devrait être un devoir pour toute personne travaillant avec des personnes malades ou vulnérables. Cela va de soi pour un prestataire de soins. Il est donc logique que ce soit inscrit dans la loi. Ce qui pose évidemment la question : que se passe-t-il lorsqu’un soignant ne veut pas se faire vacciner ? Nous avons demandé aux organisations d'employeurs et de travailleurs du secteur des soins d'y réfléchir avec les responsables politiques. Nous considérons que la concertation sociale est très importante sur une telle question. Nous attendons des avis à ce sujet prochainement. Ces avis nous serviront de base pour élaborer une réglementation. Un groupe de travail composé de juristes est déjà en train de la préparer.
Nous aimerions ajouter que le risque de tomber malade à cause du virus est vraiment très faible pour les personnes entièrement vaccinées. Mais lorsque des millions de personnes sont vaccinées, comme en Belgique, il est évident que, dans un groupe de cette taille, des personnes se retrouveront occasionnellement à l'hôpital, malgré leur vaccination. Nous pouvons déjà le constater de temps en temps. Il s'agit souvent de personnes qui ont déjà un autre problème de santé. Mais ce n'est sûrement pas une raison pour ne pas se faire vacciner.
Selon les scientifiques, il faudrait que 70 % de la population totale (enfants compris) soit entièrement vaccinée pour que tout le monde soit protégé. Avec le variant Delta, qui est plus contagieux que les premiers variants, nous continuons à viser ces 70%, mais nous nous efforçons d'atteindre le plus haut pourcentage possible.
Le virus essaie toujours de trouver de nouvelles échappatoires. En mutant (en changeant), il peut essayer d'échapper aux vaccins. Mais les mutations sont beaucoup plus fréquentes lorsque le virus circule plus. La vaccination réduit la circulation du virus. Si nous avons peur des variants, nous devons certainement vacciner davantage aujourd’hui. De cette manière, le virus aura de plus en plus de mal à circuler et, ensemble, nous devrons de moins en moins nous inquiéter. Et nous pourrons jouir de notre liberté ensemble, sans soucis.
Nous espérons vous avoir apporté un peu plus d’informations sur cette décision.
Entre-temps, le ministre vous souhaite que tout aille pour le mieux.
Cordialement,
Cher Monsieur,
Merci pour votre réponse.
Vous avez déployé beaucoup d'efforts pour sensibiliser les soignants mais les mieux informés restent sur le position et refusent de prendre le moindre risque pour leur santé, au prétexte fallacieux d'un acte protecteur et altruiste.
Vous me prétendez que tout le monde s'accorde à dire que "tout le monde s'accorde à dire que se faire vacciner contre le Covid devrait être un devoir pour toute personne travaillant avec des personnes malades ou vulnérables".
Cependant, de nombreux scientifiques de renommée internationale ont publié dans la prestigieuse revue médicale BMJ une tribune dans laquelle ils décrivent l'obligation vaccinale des soignants comme disproportionnée et inutile.
Qui est donc ce "tout le monde" qui s'accorde pour dire le contraire?
La vaccination devient un acte altruiste.
Le postulat de base sur lequel repose l'idée que nos soignants doivent se faire vacciner par altruisme et amour des plus fragiles est scientifiquement fragile.
En effet, la capacité des vaccins à réduire la transmission n’est pas démontrée pour le SARS-CoV-2, et ne devrait donc pas être considérée comme un acquis pour concevoir la stratégie vaccinale.
En effet, les réinfections sont possibles, avec des cas souvent asymptomatiques d'où l'importance absolue de continuer à tester les personnes complètement vaccinées.
C’est particulièrement le cas vis-à-vis des variants émergents.
Les vaccins n’ont quasi aucune efficacité sur le variant delta, qui est la souche circulant à 90% en Belgique.
Jusqu'où doit aller l'altruisme de nos soignants? Jusqu'au décès? jusqu'à l'invalidité?
Jusqu'où la prise de risque pour la santé de nos soignants est-elle acceptable?
Sachant que les effets secondaires à court terme sont déjà connus: risques accrus de maladies thromboemboliques signés par une augmentation dramatique des d-dimères (et pouvant causer des dèces à distance de l'injection), péricardite, myocardite...
Sachant qu’il est trop tôt pour connaître les éventuels effets secondaires à moyen et long termes des vaccins – ceci d’autant plus que le lien de causalité avec la vaccination sera encore plus difficile à établir que pour les effets secondaires à court terme.
Signalons toutefois que plusieurs types d’effets secondaires particulièrement inquiétants sont évoqués dans la littérature comme étant possibles, en particulier le renforcement de la sévérité de la maladie induit par les anticorps (antibody-dependent enhancement) de même que toute une série d’autres phénomènes immunitaires tels que l’interférence virale (plus grande sensibilité à d’autres virus).
Plus particulièrement pour ce qui concerne les nouvelles plateformes à ARN messager, plusieurs problèmes de sécurité potentiels doivent être évalués, relatifs notamment à l’inflammation locale et systémique, à la persistance de l’immunogène à des problèmes de réactions auto-immunes.
Il n’y a par exemple, pas eu d’études de carinogénéicité!
Vous prenez la responsabilité de voir exploser le nombre de cancers, dans une population jeune, en bonne santé ?
On sait aujourd’hui qu’il existe, dans le corps humain, des enzymes capables d’intégrer un ARN-m au génome humain.
Vous prenez la responsabilité de voir cet ARN-m de synthèse s’intégrer au génome de belges, jeunes, en bonne santé et en âge de fonder une famille, sans savoir quelles en seront les conséquences?
Mais qui prendra la responsabilité des invalidités, voir des décès de soignants obligés de se faire vacciner contre leur consentement (qui n'est plus libre) éclairé?
Lorsque l'ASBL Notre Bon Droit vous a informé de la nulltité des clauses d'exonération de garantie et de qualité des contrats vaccins, vous avez d'abord nié leur existence, sur les ondes de Bel RTL. Par après, vous n'avez donné aucune suite aux courriers et à l'avis juridique qui vous ont été envoyés.
Alors, Monsieur Vandenbroucke, qu'avez-vous mis en place pour dédommager les soignants victimes d'une obligation vaccinale?
Le mythe de la couverture vaccinale de 70%
Vous partez d’un postulat de base de 70% de vaccinations nécessaires pour obtenir une immunité collective qui repose, une fois de plus, sur une base scientifique fragile.
Au début de la pandémie, vous espériez atteindre une couverture vaccinale de 70% pour être quitte de ce virus. Ce chiffre est motivé par des modèles mathématiques représentant la progression du virus.
Ces modèles mathématiques peuvent tenir compte de certains paramètres comme la contagiosité, la période d’incubation, la période d’infectiosité mais sont incapables de tenir compte d’autres paramètres : la progression de l’immunité naturelle, l’impact des variants, la contagiosité même après vaccination, l’immunité partielle, l'immunité naturelle, la saisonnalité, etc.
En outre, il est impératif que ce chiffre tienne compte de l’immunité innée et de l’immunité déjà acquise dans la population, qui est plus efficace que celle attribuable à certains vaccins.
Or, vos prédécesseurs n'ont pas hésiter à envoyer les soignants travailler sans aucun matériel de protection individuelle au plus fort de la pandémie, mettant gravement en danger la vie des patients fragiles mais faisant également en sorte que la plupart des soignants sont, aujourd'hui, naturellement immunisés contre le Covid-19.
Vos exigences ne reposent sur aucune base scientifique ni même juridique. Il est temps que vous preniez enfin de véritables mesures pour rencontrer les problèmes structurels de notre secteur de soins de santé, dont vous ne pouvez pas nier l'existence- manque de personnel qualifié, pénurie d'étudiants, départs anticipés- au lieu de dégoûter un peu plus ceux qui ont eu le courage de rester jusqu'à ce jour.