Bonjour,
Votre courrier relatif à la vaccination des adolescents dans le cadre de la pandémie de Covid-19 m’est bien parvenu et a retenu toute mon attention.
L’autorisation de la vaccination des 16-17 ans et des 12-15 ans a été décidée sur base des avis favorables rendus par le Conseil supérieur de la santé (CSS), composé d’experts scientifiques. Cette recommandation vise en premier lieu les adolescents qui présentent des facteurs de comorbidités, ou qui sont en contact avec des personnes plus vulnérables face au Covid. La Conférence Interministérielle Santé a approuvé ce rapport et donc offert la possibilité aux adolescents de se faire vacciner. Des courriers d’information leur ont été envoyés cet été. Tant en Wallonie qu’en Flandre, de très nombreux adolescents ont d’ailleurs déjà franchi le pas. Les chiffres sont moins élevés à Bruxelles.
Le Conseil Supérieur de la Santé estime également que la vaccination des adolescents permettra de lutter plus efficacement contre la transmission du Covid 19. Il est vrai que les enfants sont généralement peu malades et ont donc moins de bénéfices personnels à retirer de la vaccination que les adultes. Mais il est aussi établi que les enfants peuvent être infectés par le virus et le transmettre. Un adolescent peut donc contaminer un grand-parent qui a développé peu d’anticorps malgré la vaccination, ou un proche immunodéprimé. Il s’agit donc, dans ce cas, d’une démarche visant à protéger les autres plus que soi-même. Par ailleurs, augmenter la couverture vaccinale dans la population générale contribuera également à prévenir l’apparition de nouveaux variants.
Le vaccin proposé aux adolescents est le vaccin Pfizer/BioNTech, qui est le seul approuvé pour les mineurs par l’Agence européenne des médicaments.
Les experts ont estimé que les 16-17 ans sont capables de prendre eux-mêmes la décision de se faire vacciner ou non. Pour les 12-15 ans, l’autorisation parentale est requise. A ce sujet, l’association « Notre Bon Droit », dont le nom figure sur votre courrier, a introduit un recours en justice afin qu’une autorisation parentale soit également requise pour les 16-17 ans qui souhaitent se faire vacciner. Il appartient ici à la justice de se prononcer sur base des éléments fournis par les différentes parties.
Concernant la rentrée scolaire, elle se déroulera de façon différente en Wallonie et à Bruxelles, étant donné les fortes différences dans le taux de vaccination. En Wallonie, il ne sera plus nécessaire de porter le masque pendant les cours, alors que ce sera toujours le cas à Bruxelles. Une attention particulière sera portée à la ventilation des locaux. Il n’est pas question de testing systématique des élèves ou des professeurs.
Je rappelle également que la vaccination contre le covid-19 n’est pas obligatoire dans notre pays.
Cher Monsieur,
Merci pour votre réponse.
Etant parent d'une enfant concernée par cette vaccination anticovid, je ne suis pas satisfaite de m'entendre répondre que "les experts ont estimé que les 16-17 ans sont capables de prendre eux-mêmes la décision de se faire vacciner ou non."
La loi de 2002 sur les droits du patient est très claire.
Les experts n'ont pas la possibilité de décider si tous les 16-17 ans sont capables de prendre cette décision de façon autonome.
Seul un médecin, ayant eu un entretien avec le jeune en question, est habilité à estimer si le jeune est apte à comprendre les informations qui lui ont été remises.
Par ailleurs, les informations qui doivent être données au jeune lors de cet entretien doivent faire part:
- des alternatives possibles,
-des bénéfices personnels pour le patient,
- des contre-indications,
- des effets secondaires et des risques.
Dans le cas qui nous occupe, ni les jeunes ni les adultes ne reçoivent la moindre information sur les alternatives possibles, or, elles existent.
Nos jeunes ne reçoivent pas non plus l'information selon laquelle les bénéfices personnels qu'ils pourraient tirer de la vaccination sont nuls.
En effet, le risque de forme grave de Covid-19 chez les enfants est très proche de zéro et ne peut justifier une vaccination indifférenciée.
Personne ne leur parle non plus des effets secondaires, potentiellement graves, qui peuvent les toucher, notamment le risque d'atteintes cardiaques comme des péricardites ou des myocardites. Personne ne les prévient qu'aucune étude de carcinogénécité n'a été faite et que les effets secondaires à long terme sont totalement inconnus.
Dès lors, même si les experts estiment que tous nos jeunes sont suffisament matures pour prendre cette décision, encore faudrait-il qu'ils puissent la prendre en étant réellement informé et éclaire: c'est la base du consentement qui se veut libre (hors pression, notamment d'un Covid Safe Ticket pour avoir une vie sociale, hors pression scolaire pour accéder à son lieu de stage ou pour pouvoir participer au voyage scolaire) et éclaire (sur base d'informations complètes, justes et loyales).
Le Conseil Supérieur de la Santé suggère donc de vacciner les jeunes, qui ont un risque quasi zéro de développer une forme grave de la maladie, pour protéger les personnes vulnérables.
La vaccination devient un acte purement altruiste.
Cependant, le postulat de base sur lequel repose l'idée que nos jeunes doivent se faire vacciner par altruisme et amour des plus fragiles est scientifiquement fragile.
En effet, la capacité des vaccins à réduire la transmission n’est pas démontrée pour le SARS-CoV-2, et ne devrait donc pas être considérée comme un acquis pour concevoir la stratégie vaccinale.
En effet, les réinfections sont possibles, avec des cas souvent asymptomatiques d'où l'importance absolue de continuer à tester les personnes complètement vaccinées.
C’est particulièrement le cas vis-à-vis des variants émergents.
Les vaccins n’ont quasi aucune efficacité sur le variant delta, qui est la souche circulant à 90% en Belgique.
Jusqu'où doit aller l'altruisme de nos enfants? Jusqu'au décès? jusqu'à l'invalidité?
Jusqu'où la prise de risque pour la santé de nos jeunes est-elle acceptable?
Sachant que les effets secondaires à court terme sont déjà connus: risques accrus de maladies thromboemboliques signés par une augmentation dramatique des d-dimères (et pouvant causer des dèces à distance de l'injection), péricardite, myocardite...
Sachant qu’il est trop tôt pour connaître les éventuels effets secondaires à moyen et long termes des vaccins – ceci d’autant plus que le lien de causalité avec la vaccination sera encore plus difficile à établir que pour les effets secondaires à court terme.
Signalons toutefois que plusieurs types d’effets secondaires particulièrement inquiétants sont évoqués dans la littérature comme étant possibles, en particulier le renforcement de la sévérité de la maladie induit par les anticorps (antibody-dependent enhancement) de même que toute une série d’autres phénomènes immunitaires tels que l’interférence virale (plus grande sensibilité à d’autres virus).
Plus particulièrement pour ce qui concerne les nouvelles plateformes à ARN messager, plusieurs problèmes de sécurité potentiels doivent être évalués, relatifs notamment à l’inflammation locale et systémique, à la persistance de l’immunogène à des problèmes de réactions auto-immunes.
Il n’y a par exemple, pas eu d’études de carinogénéicité!
Vous prenez la responsabilité de voir exploser le nombre de cancers, dans une population jeune, en bonne santé ?
On sait aujourd’hui qu’il existe, dans le corps humain, des enzymes capables d’intégrer un ARN-m au génome humain.
Vous prenez la responsabilité de voir cet ARN-m de synthèse s’intégrer au génome de belges, jeunes, en bonne santé et en âge de fonder une famille, sans savoir quelles en seront les conséquences?
Je vous remercie de souligner que la vaccination n'est pas obligatoire en Belgique. Cependant, elle l'est de facto, via des méthodes de pression et de chantage indignes d'une démocratie.
Je tiens également à souligner que l'ASBL Notre Bon Droit n'est pas partie prenante dans l'action de certains parents contre la façon dont l'Etat belge organise la campagne de vaccination des 16-17 ans.
Nous avons joué notre rôle social en mettant en lien des parents et des avocats et en les aidant à financer leur procès: vous n'êtes pas sans savoir que l'accès à la justice, depuis que les avocats sont soumis à la TVA, est devenu quasi impossible pour beaucoup.