builderall

Fin mars 2022, Monsieur Frank Vandenbroucke tente un passage en force de sa loi sur l'obligation vaccinale des soignants au niveau de la Commission santé.


Pour répondre à la principale critique des députés membres de cette Commission, il a amendé le texte de façon à ce qu'un Comité d'experts soit entendu pour évaluer la pertinence de cette obligation sectorielle mais APRES que ce projet de loi soit voté. 


Cet amendement prévoit que:

1. la loi est votée,

2. la loi est mise en application en fonction de ses envies, via Arrêté royal (sur le même principe de la loi pandémie)

3. ensuite, seulement, les experts sont entendus (probablement ceux qui se sont déjà exprimés en faveur de ce projet, comme lors des travaux parlementaires au sujet de l'obligation vaccinale en population générale. On aime les débats contradictoire, en Belgique!)


Cet amendement est à nouveau un coup d'Etat de l'Exécutif, qui relègue à nouveau les parlementaires au rôle de "pousse-bouton". 


Ce projet de loi met, par ailleurs, gravement en danger la sécurité des patients et met les soignants dans l'insécurité juridique. 


Monsieur Vandenbroucke a demandé à mettre le vote de son projet de loi et de son amendement type "loi pandémie" ce vendredi 1e avril 2022 (petit rigolo) à 14h et a demandé au Président de la Commission de prévoir une séance "au finish". 


Voir le résumé en vidéo.


Action citoyenne vers les députés de la Commission santé.


Madame, Monsieur,

Je vous écris concernant la vaccination du personnel soignant examinée en commission santé, et plus particulièrement suite au dépôt de l'amendement pour déléguer le pouvoir de changer la date de mise en application de la loi via un arrêté royal.


Comprenant le jeu auquel joue l'exécutif, je voudrais vous soumettre deux remarques et une conclusion : 


1. Mr Vandenbroucke appelle au vote de la loi avant que les experts n'aient pu remettre des avis. Il promet que la consultation d'experts se fera par la suite.


Qui nous dit qu'il ne décidera pas de mettre la loi en application via Arrêté royal avant la consultation des experts? Puisque la loi sera votée, il lui sera loisible de licencier les soignants à sa guise. Même si l'avis des experts est négatif, quel pouvoir aura le Parlement une foi qu'il aura voté "OUI" à la vaccination obligatoire des soignants? 


2. Monsieur Vandenbroucke amende son texte de façon à pouvoir déléguer le "droit d'activation" à un simple Arrêté royal. 

 

C'est à nouveau un jeu de dupes auquel l'exécutif joue: il nous fait un remake de la "loi pandémie". Avec cet amendement, l'exécutif pourra du jour au lendemain décider de ce qu'il a envie sans aucun contrôle parlementaire.


Ces deux tentatives de passage en force de la part de Monsieur Vandenbroucke visent deux points particuliers : 


1. Abroger le contrôle parlementaire sur ce que fait l'exécutif, comme dans la loi pandémie, puisque de toute manière, la majorité vote 'OUI' à des prolongations injustifiées, le doigt sur la couture du pantalon. En effet, il suffit de constater que mardi dernier, la majorité a voté pour que les travaux sur ce sujet s'arrêtent à un rapport émis, puis, lorsque Monsieur Vandenbroucke est arrivé, ils ont voté pour la continuation des travaux.


2. Endormir les soignants qui manifestaient, et en particulier les syndicats. 


En conclusion, Monsieur Vandenbroucke veut vous priver de votre rôle législatif mais aussi de votre rôle de contre-pouvoir, tout en dupant les syndicats et les soignants.


Posez-vous la question, alors :

- qu'aujourd'hui, les vaccinés ont une incidence de contamination supérieure aux non vaccinés,

- qu'un vaccin contre omicron arriverait - si tout va bien - cet été, c'est-à-dire à la fin de la saison Omicron,

- que personne ne pourra garantir que ces vaccins omicron seront efficaces sur la souche automnale 2022,

- que la plupart des soignants sont immunisés depuis avril 2021, qu'ils ont eu l'occasion de se réimmuniser avec Omicron,

- que l'immunité acquise naturellement est plus longue et plus complète que l'immunité vaccinale (quoi qu'en pense Mme Royoni),


Pourquoi le gouvernement veut-il provoquer un effondrement du système de santé alors qu'il dit vouloir le protéger ?


Ne vous sentez-vous pas pris pour des idiots par ce gouvernement ? 


Car voter OUI à cette loi, surtout amendée de la sorte, reste la condamnation des soignants pour un statut médical fait sur base de simplisme, syllogisme et sophismes, avec des arguments avancés par Mr Vandenbroucke qui sont faux, biaisés, ne représentant pas la réalité et surtout: qu'il ne prend jamais la peine de prouver.


Etes-vous prêts à prendre la responsabilité de cet effondrement?


Le projet de loi n'est pas passé au finish.


Le 1e avril 2022, Monsieur Frank Vandenbroucke est revenu devant la Commission santé pour défendre son projet de loi.


Cette audition était publique et retransmise. 


Nous avons pu constater dans son discours et dans ses réponses que notre Ministre de la Santé est resté volontairement vague, imprécis et rassurant, sans jamais répondre aux questions des députés.          


Nous avons listé chaque question parlementaire de chaque audition parlementaire afin d'y apporter des éléments de réponses, sourcées et documentées. 


Les mails suivants ont été envoyés aux députés de la Commission santé.


Courrier envoyé le 30 mars 2022

Puisque la loi sur l?obligation du personnel soignant sera à nouveau discutée ce vendredi 1er avril, je vous écris pour apporter quelques précisions à ce sujet.


Lors de l?examen en Commission Santé, Mr Vandenbroucke a déclaré :


« Permettez-moi de revenir sur les raisons de ce projet : pourquoi, dans certaines circonstances adaptées, devrions-nous envisager ?obliger les prestataires de soin à se vacciner et concrètement les personnes dans les soins de santé.

Eh bien, la raison est très simple : nous partons du principe qu?un prestataire de soins de santé doit tout mettre en ?uvre pour ne pas rendre malade le patient qu?il traite, donc réduire ce risque, même si on ne peut pas le réduire à zéro, et deuxièmement, de tout mettre en ?uvre pour se protéger soi-même, le mieux possible de toute une série de maladies, même s?il n?est pas possible de réduire ce risque à zéro. 

Alors, la vaccination est importante à cet égard, car on sait, lorsqu?il s?agit du covid19, qu?une vaccination totale (avec la 3e dose) a un effet positif sur la transmission du virus et donc? sur la transmission éventuellement du prestataire à un patient ou à un collègue, et nous savons également que les risques de contamination sont également réduits. Avec tout cela, le risque de maladie grave et d?absentéisme au travail n?est pas à 0, mais il faut réduire le risque, simplement? »


En lisant le préambule du texte 2533/001 proposé, nous remarquons que la vaccination obligatoire du personnel soignant est basée sur trois arguments principaux :

Argument #1 : ne pas être contaminé

Argument #2 : ne pas contaminer les autres (ne pas transmettre)

Argument #3 : la continuité des soins (ne pas être malade, ne pas être gravement malade, etc.).

À ce titre, je souhaite attirer votre attention sur plusieurs éléments à prendre en considération pour évaluer la proportionnalité d?une telle mesure.


Argument #1 : ne pas être contaminé

Comme le démontre l?article RTBF que je vous avais communiqué précédemment, les données Sciensano sont claires à ce sujet : proportionnellement, 3 à 4 mois après la 3ème dose, les vaccinés sont ? proportionnellement ? plus contaminés que les non vaccinés : la Réduction du Risque est devenue négative.


En d?autres termes, les chiffres montrent que les vaccinés contre le COVID avec les vaccins actuels (majoritairement de type ARNm) après quelques mois et face aux variants actuels (type Omicron) ont un risque augmenté d?être contaminés.


Situation dans le monde :

Ce phénomène d?efficacité négative n?est pas observé qu?en Belgique.

En effet au niveau mondial, on observe aujourd?hui que les pays qui ont le plus haut taux de vaccination ont en général un niveau d?infection beaucoup plus élevé que celui qu?ils avaient il y a un an en 2021 ou en 2020 et beaucoup plus élevé que les pays qui n?ont pas utilisés de vaccins (à base d?ARNm en particulier).


Aujourd?hui l?Autriche a plus d?infections COVID que les Etats-Unis alors que sa population est 1/35ème fois plus petite (données COVID-19 Dashboard from John Hopkins University & Medicine [1]).

Ceci est vraisemblablement lié à l?échappement vaccinal ou effet facilitant (dit ADE en anglais pour antibody-dependent enhancement), un phénomène scientifique bien connu lié à la fabrication d?anticorps facilitants, c?est-à-dire qui facilitent l?infection (effet qui se voit généralement dans les trois semaines qui suivent l?infection). 


Deux scientifiques français de renom (Dr Jean-Marc Sabatier et le Pr Jacques Fantini) ont décrit en Nov. 2021 l?existence de ce phénomène ADE dans le cas des vaccins actuels contre le COVID dirigés contre la protéine Spike, ce qui pourrait engendrer des effets secondaires graves sur le long terme [2]. Ce principe ADE a été la raison de l?abandon de plusieurs vaccins-candidats contre le virus de la dengue, Ebola, VIH ou le virus de la péritonite infectieuse féline (un coronavirus qui infecte le chat).


Données sur la protection du personnel soignant:

Du 21 au 25 avril 2021, 91% du personnel hospitalier était pleinement vacciné, 95% avait reçu sa première dose (source : Sciensano [3]). Le taux de séroprévalence (présence d?anticorps) était, pour cette même période, de 93,4% à 98,4% (source : Sciensano [4]). Ceci signifie que parmi le très petit % de non-vaccinés, certains ont une immunité contre le COVID dite immunité naturelle acquise (des suites d?une contamination).


Selon Sciensano [4], la durée de protection par la contamination semble similaire à celle du Syndrome Respiratoire du Moyen-orient (MERS) ou le SARS-CoV: une médiane de 170 jours, soit environ 6 mois.


L?immunité naturelle acquise lors d?une infection COVID est une protection puissante :

Cela a été démontré par plus de 15 études différentes y compris auprès de personnels soignants (Voir article by Marty Malkary Professor at the Johns Hopkins School of Medicine and Bloomberg School of Public Health validé par Francis Collins, un directeur du NIH. [5])


Cela a également été montré par les études Sciensano qui démontrent :

Dans l?étude parue en Aout 2021, que l?effet « protecteur » d?une contamination est aussi bon, voir meilleur, que celui de la vaccination d?une personne jamais contaminée. Que la durée de cette protection est plus durable, comme l?indique l?étude Sciensano en pré-print d?où la figure 3 ci-dessous est extraite (en vert, l?efficacité de la protection à 150-200 jours post Covid) ainsi que l?efficacité de la protection d?une infection chez un non vacciné, tel que le résume le second graphique ci-dessous, reprenant les données de l?étude réalisée par le Center for Disease Control (CDC Américain) [6].



Résultat de l?étude du CDC :

En bleu, ceux qui n?ont jamais eu la COVID, en vert, ceux qui ont eu la COVID.


Comme vous le constaterez, un non vacciné qui a eu la COVID a environ 2,5 fois moins de chances d?être hospitalisé à cause de la COVID qu?un vacciné qui n?a jamais eu la COVID. Ensuite, la différence sur la diminution du risque d?être hospitalisé entre un non vacciné et un vacciné ayant eu la COVID est marginale (55,3x moins versus 57,5x moins).


Ces éléments n'ont jamais été pris en compte dans le projet de loi. 


Argument #2 : protéger contre la transmission:

La transmission dépend de la charge virale.

Or, le 31 juillet 2021, le Dr Fauci (responsable de la coordination de la réponse COVID pour le NIAID américain) annonçait cependant que les vaccinés contaminés ont une charge virale similaire aux non vaccinés. [7]


Cela a d?ailleurs depuis été confirmé par une étude belge en pré-print (Liliane Schoofs, le 26 janv. 2022, session de l?après-midi).

Mais c?est également parfaitement reconnu scientifiquement dans une revue médicale de notoriété: The Lancet Infectious Diseases. [8]


Ainsi, même si le vaccin réduit peut être dans le temps la charge virale comme l?a affirmé Mr Vandenbroucke, si celle-ci n?est pas détectée (par exemple, dans le cas de personnes infectées mais asymptomatiques), alors, le virus peut être transmis plus longtemps que s?il avait été détecté, ce qui aurait amené un isolement (quarantaine) et donc une réduction du risque du nombre de transmissions.


 Voici une image l?illustrant : 



Ainsi si on ne détecte pas l?infection au Sars-CoV-2, même si la durée d?infection est moins longue, il y aura statistiquement plus de personnes contaminées par le porteur que s?il était détecté qu?il soit vacciné ou non.

En conclusion puisque les vaccins actuels n?empêchent pas la transmission, le seul outil efficace reste le testing et l?isolement, comme pour toute autre maladie.

Ainsi, encore une fois, le projet de loi ne prend pas en compte ces données dans son préambule motivationnel.

Les deux argument principaux avancés depuis le départ ne prennent donc pas en compte des données qui sont disponibles depuis longtemps et confirmées en 2021 voire plus récemment. Par exemple, on a pu constater via les chiffres de Sciensano une réduction du risque de contamination fortement diminuée dès le mois d?octobre?


Conclusion pour les arguments #1 & #2:

Les éléments de réponse sur les deux premiers arguments mis en avant pour une telle loi montrent bien la disproportion de la mesure.

NB : notez que protéger signifie « mettre à l?abri ».

Il s?agit donc d?un abus de langage que de dire que les vaccins protègent de la contamination (comme l?a affirmé le cabinet du ministre Vandenbroucke en me répondant par mail fin janvier) car protéger une population signifie la mettre à l?abri. 

Si elle n?est pas à l?abri, au sens du mot, elle n?est donc pas protégée.


Argument #3 : la continuité des soins (ne pas être malade, ne pas être gravement malade, etc.).


Je vais tenter ici de répondre le plus précisément possible à cet argument par 3 éléments : les contaminés symptomatiques, les formes graves et donc les hospitalisations, puis les décès.


Les contaminés symptomatiques :

Ce sont ceux qui présentent des symptômes de la maladie (la COVID) et qui sont donc susceptibles d'être absents au travail.

Nous avons malheureusement que des données partielles en Belgique via les bulletins Sciensano (dans le suivi du contact tracing), mais elles sont très restreintes et ces données n'ont pas été mesurées de manière fiable. 


Au vu des modifications des conditions de quarantaine et de testing, nous pouvons uniquement déduire que la majeure partie des contaminations signalées depuis février 2022 sont, en réalité, des personnes contaminées symptomatiques (i.e. atteintes de la maladie causée par Corona Virus Disease, la COVID). 


Par contre nous avons des chiffres pour la France ( venant de la DREES [14] - le Sciensano français- et mis en page par mes soins) pour l'année 2021.

Ces chiffres montrent qu'on a:

  • autant de symptomatiques chez les vaccinés que chez les non vaccinés (environ 45% des personnes contaminées)
  • quasi-autant de malades hospitalisés chez les vaccinés que chez les non vaccinés (environ 2% des personnes contaminées )
  • un peu plus de malades en soins intensifs chez les non vaccinés par rapport aux vaccinés (environ 0,8% versus 0,5%)
  • autant de décès chez les vaccinés que chez les non vaccinés (environ 0,3%)



Ces chiffres montrent qu'on a autant de contaminés symptomatiques chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. 

Donc l'absence au travail n'est pas lié à l'absence de vaccination.


Je me permet aussi de rappeler que les soignants en Belgique ont été, lorsqu?ils avaient peu de symptômes (moins de 38,5°C de fièvre, pas de forte toux), forcés de continuer à travailler, pour assurer la continuité des soins.


Les Hospitalisations :

Pour la Belgique, Sciensano indique dans son bulletin du 18 mars 2022 une réduction relative du risque d?hospitalisation de 43% chez les vaccinés 3 doses de 18 à 64 ans par rapport aux non vaccinés.


Cependant, il faut noter que cette réduction relative du risque a perdu 16% en 2 semaines alors qu?elle était plutôt stable avant (elle perdait 2-3% par semaine, désormais on est passé à 8% par semaine en moyenne).


Cette perte rapide d'efficacité pourrait s'expliquer par le peu de temps d'efficacité du booster (3ème dose). 

La vitesse de la perte d?efficacité du booster est démontrée, au Royaume-Uni, sur les contaminations symptomatiques (Source : agence de sécurité santé du Royaume-Uni UKHSA, Graphique 6b, p. 16 [9]).


En effet, le rapport UKHSA de la Semaine 2 ? 2022 montre que face à Omicron (les points gris du diagramme ci-dessous), après 10 semaines, le booster Pfizer a moins de 50% d?efficacité (voir ci-dessous BNT162b2 booster) contre la maladie COVID (voir ci-dessous 'Vaccine effectiveness'). 



Il faut également noter que les chiffres de réduction relative du risque proposés par Sciensano sont des chiffres globalisés.


Cela pose des problèmes d?interprétation à plusieurs niveaux. En effet Sciensano indique (dans sa foire à question, point 10.8 [10]) :


« Il est important de noter que ce calcul de réduction du risque relatif ne tient pas compte de certains biais, tels que les différences de fragilité, de comportement et de dépistage entre les personnes vaccinées et non vaccinées. [?] En tant que telles, ces données brutes ne peuvent pas être utilisées comme des estimations de l'efficacité du vaccin. L'efficacité du vaccin est évaluée dans des études conçues spécifiquement pour surmonter ces biais. »


Le ministère du Qatar a publié, fin 2021, une lettre indiquant que ses études démontrent une réduction du risque de 90% pour les hospitalisations des non vaccinés suite à une contamination par COVID.

De fait, il s?agit d?une réduction relative du risque similaire à celle des vaccinés. La dernière étude de Sciensano démontre également que l?efficacité (notamment à la contamination) est plus durable avec une immunisation naturelle que par une immunisation artificielle (vaccinale) ? Source : Sciensano [11]. 


Il est donc important de distinguer les non vaccinés qui n?ont pas eu l?infection (les « naïfs ») des non vaccinés qui l?ont eu et sont donc protégés de manière similaire à des vaccinés, et pour plus longtemps. Lorsqu?on considère ces données, nous pouvons alors voir le risque d?hospitalisation tel que l?indique le CDC Américain [12] et que je résume ici graphiquement. 

En bleu, ceux qui n?ont jamais eu la COVID, en vert, ceux qui ont eu la COVID.


Comme vous le constatez, un non vacciné qui a eu la COVID a environ 2,5 fois moins de chances d?être hospitalisé à cause de la COVID qu?un vacciné qui n?a jamais eu la COVID.


Ensuite la différence entre non vacciné qui a eu COVID et un vacciné qui a eu COVID d'être hospitalisé est marginale (55,3x moins versus 57,5x moins).



Ainsi, en Belgique, compte tenu que:

  • 91% des soignants étaient pleinement vaccinés en avril 2021,
  • la réduction relative du risque d?hospitalisation était comprise entre 31% (pour les 2 doses) et 43% (pour les 3 doses) au 18 mars 2022,
  • seul un petit pourcentage (entre 5 et 10%) des soignants ne sont pas vaccinés,
  • beaucoup de soignants ont été contaminés durant la vague omicron (dont une partie des non vaccinés), 


Le risque de faire une forme grave de la Covid, pour les soignants non vaccinés, est extrêmement limité.


Ces observations doivent être mise en balance (bénéfice/risque) avec les chiffres de l?Agence Nationale de Sécurité des Médicaments Française [13] pour fin 2021, où on remarque que la proportion d?effets secondaires non graves et graves signalés augmente avec le nombre de doses ajoutées :


  • effets non graves : Pfizer : +31% / Moderna : +29%
  • effets graves : Pfizer : + 6%, Moderna : +51%


L?OMS et l?EMA ont d?ailleurs averti sur la non viabilité d?une stratégie de répétition des doses.


Et c?est quelque chose qu?on peut constater simplement en parlant avec les gens. Aussi, puisque le Ministre Vandebroucke utilise le droit à la continuité des soins comme justificatif, plusieurs questions se posent : 

  • combien de journées d?absences ont été constatées suite à la vaccination ? 
  • combien de soignants vaccinées ont été contaminés et malades, causant de l?absentéisme, durant la période delta / omicron ?



Et je n?aborde pas ici le fait que depuis septembre 2021, les hospitalisations COVID venant de Sciensano  sont gonflées car elles cumulent les patients dits "pour COVID" (patients rentrant à l'hôpital à cause des symptômes de la maladie COVID) et les patients dits "avec COVID" (patients rentrant à l'hôpital à cause d'une autre maladie que COVID mais qui sont testés positif pour COVID). Ceci ne permet pas une interprétation correcte des chiffres en Belgique malheureusement qui souvent du reste ne correspondent pas entre eux (source : Données brutes Sciensano).


Les Décès :

Bien que Sciensano indique une réduction relative du risque de 43% pour les décès des vaccinés 2 doses et de 62% des 3 doses par rapport aux non vaccinés, ces informations sont à recontextualiser : 

  • depuis le départ, 90% (moyenne) des décès sont concentrés chez les plus de 65 ans (et donc, les soignants étant dans la population 18-64 ans, il ne sont concernés que par les 10% restant) [10], 

  • le taux de mortalité à l?hôpital des 18-64 est de 0,7 / 100 000 pour les non vaccinés (20 décès annualisés), de 0,2 / 100 000 pour les vaccinés 3 doses : autrement dit, la quantité de décès pour cause de COVID dans la population active est extrêmement basse. En comparaison, les décès dans l?année d?un AVC en Belgique représentent 78 décès / 100 000 par an.


Les 18-64 ans représentant 10% des décès en moyenne, ces décès sont à rapporter sur les contaminations (la létalité).

Avant la vaccination, avec les souches Wuhan et le variant alpha, la létalité des 18-64 ans a été d?environ 0,3%.

Nous avons donc une maladie qui touche quelques pourcents de la population et qui est létale à moins de 0,5% pour la population active.

Si on projette cela sur le personnel soignant non vaccinés, nous parlons alors d?un risque concernant moins d?un dixième de pourcent du personnel soignant.


Je vous renvoie vers le tableau de la DREES française [14] (voir point plus haut sur les contaminés symptomatiques) pour constater qu?en 2021, en France, il y a eu, tous âges confondus, une proportion similaire de décès PCR+ chez les vaccinés que chez les non vaccinés (environ 0,3%).


Je noterai également qu?en 2021, pour la population générale, la DREES montre un taux de décès qui présentent un test PCR+ pour COVID chez les non vaccinés de 48,8% [15].  


Tous ces éléments ne tiennent, bien entendu, pas compte de tous les biais liés à la réduction relative du risque.


En effet, si Pfizer annonce 50% d?efficacité contre les décès [16], ce qui n?est pas expliqué, c?est que l?étude ? concentrée sur la population active ? ne rencontre que peu de décès pour cause de COVID : 1 / 21 000 chez les vaccinés, 2 / 21 000 chez les non vaccinés.

La diminution du risque absolu est donc de 1 / 10 000. Et cela remet les choses en perspective.


Pour conclure :

Plusieurs parlementaires ont appelé de leurs v?ux une ré-évaluation des données à la lumière de la situation épidémiologique, ce mardi 22 mars, lors de la commission santé à la chambre.


En effet, monsieur Vandenbroucke manipule les faits et laisse les parlementaires dans l?obscurité par rapport à l?évolution réelle de la situation. C?est pour cela que j?avais envoyé le premier email, auquel vous avez aimablement répondu.


Les données Sciensano les plus récentes montrent que les vaccinés sont, proportionnellement, plus contaminés que les non vaccinés.

Mais ce n?est pas tout : l?effet du schéma vaccinal semble actuellement pointer vers une aggravation des effets de la COVID chez les vaccinés avec le variant Omicron BA2.


Pour l?expliquer simplement, nous remarquons que les vaccinés 2 doses sont ? proportionnellement ? plus touchés que les non vaccinés chez les 65 ans et plus dans tous les segments de la maladie : des contaminations aux décès. 

Le signal annonciateur de cela a débuté il y a plusieurs semaines avec le passage en négatif de l?efficacité vaccinale de la 2ème dose dans les contaminations. Chose qui est actuellement le cas dans toutes les tranches d?âges et pour presque tous les statuts vaccinaux. Ceci s'observe partout dans le monde.


Nous pouvons donc constater ici qu?en réalité, la mesure est disproportionnée par rapport au personnel soignant et n?atteindra de toute manière pas l?objectif poursuivi.


L?argument avancé est celui de protéger le système de santé, qui a été passé à flux tendu et est sous pression constante à cause de la pénurie de personnel. Ainsi, peut-on se passer de 5% à 10% de soignants ? 

L?argument avancé concernant la continuité des soins est également nul et non avenu puisque dans les faits, sur le terrain, les vaccinés sont maintenant : (1) plus susceptibles d?être contaminés et contaminants, et (2) ainsi plus susceptibles d?être malades par rapport aux non vaccinés qui ont été contaminés. 


De fait, il en découle que le risque réel de la non vaccination concerne un pourcentage extrêmement faible de soignants, tandis qu?une bonne partie des soignants risque d?être contaminés et malades vu la baisse d?efficacité de la 3ème dose et cet échappement vaccinal (les vaccinés sont plus susceptibles d'être contaminés par les nouveaux variants comme montré dans l'article RTBF transmis dans mon email précédent). Le risque encouru ainsi par le système de soins à cause de l?absentéisme est donc bien plus important.


Pour le dire clairement, et franchement :

Ce que nous voyons, c?est qu?il y a deux projets de société : dans l?un, le modèle étatique et communiste, où l?état a tous les droits sur le corps des personnes, se les appropriant comme ses objets. La liberté n?est pas la règle. Mais le devoir l?est, comme en Chine. Un État autoritaire.


De l?autre, une société libre, car comprenant que le corps de la personne lui appartient, et que cette liberté ? naturelle ? a pour devoir d?être protégée par l?état (fondement des droits humains).


Je pense donc ? et je vous prie de m?excuser pour la latitude prise ? que le gouvernement n?a plus « toutes ses frites dans le même sachet » et qu?il est temps de mettre un terme à cette folie de la part du ministre et de son cabinet, qui ? dans sa réponse de fin janvier ? me disait encore que « la vaccination empêche la propagation du virus », alors que cela fait des mois qu?on observe ? dans le monde réel ? que ce n?est pas le cas et que cela a été parfaitement reconnu par l'Organisation Mondiale de la Santé ou le Centre of Disease Control (CDC, USA)?


Je vous remercie d?avoir pris le temps de lire ces quelques explications et vous prie d?agréer, Madame, l?expression de mes salutations distinguées.


[0] https://www.rtbf.be/article/en-dessous-de-65-ans-les-boostes-sont-proportionnellement-les-plus-nombreux-parmi-les-cas-detectes-de-covid-en-belgique-10957661

[1] John Hopkins University & Medicine, https://coronavirus.jhu.edu/map.html

[2] https://infodujour.fr/sciences/53932-vaccins-dangers-immediats-et-a-long-terme-de-la-3eme-dose

[3] Source : sciensano, graphiques dynamiques, https://datastudio.google.com/embed/reporting/7e11980c-3350-4ee3-8291-3065cc4e90c2/page/ZwmOB

[4] Sciensano, article paru dans « the lancet » (https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(20)30943-9/fulltext) stipulant : ?Our findings accord with earlier observations of antibody persistence after infection with severe acute respiratory syndrome coronavirus or Middle East respiratory syndrome coronavirus.9 The importance of neutralising antibodies in long-term immunity against SARS-CoV-2 remains to be determined?.

[5] https://www.washingtonpost.com/outlook/2021/09/15/natural-immunity-vaccine-mandate

[6] https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/71/wr/mm7104e1.htm?s_cid=mm7104e1_w

[7] https://thehill.com/homenews/sunday-talk-shows/565831-fauci-amount-of-virus-in-breakthrough-delta-cases-almost-identical

 [8] Volume 22, issue 2, P183-195, February 01,2022 - published in Open Access on October 29, 2021: ?The SARS-CoV-2 delta (B.1.617.2) variant is highly transmissible and spreading globally, including in populations with high vaccination rates?, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1473309921006484

[9] https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1047814/Vaccine-surveillance-report-week-2-2022.pdf

[10] https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_FAQ_FR_final.pdf

[11] https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4000559

[12] https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/71/wr/mm7104e1.htm?s_cid=mm7104e1_w

[13] https://ansm.sante.fr/actualites/point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-covid-19-periode-du-26-11-21-au-09-12-2021?s=09

[14] https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/embed/dataset/covid-19-resultats-par-age-issus-des-appariements-entre-si-vic-si-dep-et-vac-si/table/

[15] https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/chart/embed/?dataChart=eyJ0aW1lc2NhbGUiOiJ5ZWFyIiwicXVlcmllcyI6W3siY2hhcnRzIjpbeyJhbGlnbk1vbnRoIjp0cnVlLCJ0eXBlIjoiY29sdW1uIiwiZnVuYyI6IlNVTSIsInlBeGlzIjoiZGNfcGNyIiwic2NpZW50aWZpY0Rpc3BsYXkiOnRydWUsImNvbG9yIjoicmFuZ2UtY3VzdG9tIn1dLCJjb25maWciOnsiZGF0YXNldCI6ImNvdmlkLTE5LXJlc3VsdGF0cy1pc3N1cy1kZXMtYXBwYXJpZW1lbnRzLWVudHJlLXNpLXZpYy1zaS1kZXAtZXQtdmFjLXNpIiwib3B0aW9ucyI6eyJkaXNqdW5jdGl2ZS52YWNfc3RhdHV0Ijp0cnVlLCJxLnRpbWVyYW5nZS5kYXRlIjoiZGF0ZTpbMjAyMS0wMS0wMSBUTyAyMDIxLTEyLTMxXSJ9fSwieEF4aXMiOiJkYXRlIiwibWF4cG9pbnRzIjpudWxsLCJ0aW1lc2NhbGUiOiJ5ZWFyIiwic29ydCI6IiIsInNlcmllc0JyZWFrZG93biI6InZhY19zdGF0dXQiLCJzdGFja2VkIjoicGVyY2VudCJ9XSwiYWxpZ25Nb250aCI6dHJ1ZSwiZGlzcGxheUxlZ2VuZCI6dHJ1ZX0%3D

[16] https://www.cdc.gov/vaccines/acip/meetings/downloads/slides-2021-08-30/02-COVID-perez-508.pdf, p. 13


Courrier envoyé le 15 avril 2022


Lors des débats sur l?obligation vaccinale du personnel soignant qui a eu lieu à la chambre ce 1er avril, M. Vandenbroucke a souligné que le gouvernement a abandonné l?idée de l?éradication du virus par la vaccination, mais qu?il s?agissait réduire le risque de contamination.


Si tel est le cas, et comme pour toute action utilisant un budget public, il conviendrait de présenter l?outil ou l?indicateur qui permettra de mesurer le succès de la loi en préparation. Rien n?est présent pour l?instant dans le texte de loi, et M. Vandenbroucke est resté très vague sur le sujet.


Pourtant des indicateurs simples existent et sont utilisés par Sciensano comme par exemple la réduction de risque dans les contaminations. Un tel indicateur de réussite permettrait également de mesurer l?efficacité vaccinale contre le variant actuel (omicron BA2 et BA1) ou les variants futurs.


Courrier envoyé le 15 avril 2022


Dans mon email précédent, je vous parlais de la réduction du risque de contaminations, argument principal utilisé par M. Vandenbroucke pour justifier de l?obligation vaccinale des soignants.


J?y mentionnais l?importance de présenter les outils ou indicateurs clés de performance qui permettront de mesurer le succès de la loi en préparation, ce qui est essentiel pour toute mesure touchant à la santé des citoyens et ayant un impact sur le budget public.


Outre les indicateurs de réussite et de performance, toute nouvelle loi conçue dans un système démocratique et selon les bonnes règles administratives de gestion se doit de présenter une analyse d?impact pour éclairer le débat et amener des conclusions.


Une telle analyse se doit d?intégrer les aspects positifs mais aussi les aspects négatifs de la loi - ses coûts, ses conséquences, et ses risques - de manière à prévoir le bénéfice net pour la cible visée (ici le personnel soignant) de la manière la plus réaliste et objective possible.


Courrier envoyé le 26 avril 2022


Je souhaiterais porter à votre attention que le 1er médicament contre le COVID - le Paxlovid - autorisé en Europe et produit par la firme pharmaceutique Pfizer est disponible en Belgique depuis le 15.04.2022.


Il permettrait de diminuer de près de 90% les risques d?hospitalisation et de mortalité des personnes infectées et qui sont à haut risque d'évoluer vers une forme sévère de la maladie.


Cela signifie qu?à ce jour, nous savons que les vaccins anti-COVID de type ARNm/ADN:

  • ne protègent pas les patients de la contamination / de la transmission. De plus les chiffres Sciensano montrent que depuis plus d?un mois les vaccinés présentent un risque aggravé d?être contaminés.
  • n?empêchent pas de tomber malade, ce qui est pourtant le critère principal d?évaluation de l?efficacité de tout vaccin. De plus les chiffres Sciensano montrent que depuis plus d?un mois les vaccinés présentent un risque aggravé d?être malade. 
  • semblent avoir un petit avantage quant aux formes graves de la maladie mais qui s?amenuise très vite avec le temps (3 mois de protection moyenne à faible pour la 4èmedose) et qui pourrait s?avérer être un très grave inconvénient si l?atteinte de l?immunité par les injections successives venait à être confirmée chez certaines personnes. A noter que les formes graves ont toujours concerné, en grand majorité, les personnes âgées (90% des décès pour COVID se sont produit chez des personnes de plus de 65 ans)

  1. Suivant la logique de Mr Vandenbroucke cela signifie que pour protéger les patients, il faudrait les protéger des vaccinés.
  2. Mr Vandenbroucke doit mentionner que la vaccination du personnel soignant n?empêchera pas le personnel de tomber malade et donc l?absentéisme.
  3. Mr Vandenbroucke ne peut pas dire que la vaccination du personnel soignant empêchera le développement des formes graves de la maladie chez les soignants. Il ne peut donc pas dire que la vaccination obligatoire préviendra un absentéisme de longue durée car les formes graves touchent les personnes de plus de 65 ans, hors de la tranche d?âge du personnel soignant.
  4. Le bénéfice/risque n?ayant pas été établi, le risque pourrait s?avérer bien supérieur au bénéfice pour cette tranche d?âge. Sans cette donnée, Mr Vandenbroucke devrait faire valoir le principe de précaution.


Nous savons aussi que :

  • des médicaments existent et aujourd?hui la Belgique rend disponible le Paxlovid pour les formes graves,
  • l?immunité innée et acquise naturellement par infection reste toujours supérieur à l?immunité artificielle acquise par la vaccination,
  • des effets secondaires graves suite à l?injection de ces vaccins ont été reconnus par les agences de surveillance des médicaments - 1 pour 643 vaccinés rapportés à ce jour en Belgique soit 0,15% sachant que ce chiffre est largement sous-estimé car la procédure est complexe et peu compatible avec la charge administrative déjà lourde du corps médical. Or selon les chiffres Sciensano la mortalité COVID chez les 18-64 ans depuis janvier 2022 (variant Omicron) est de 1 pour 10 877 non-vaccinés soit 0,0092 %. Ainsi où est la proportionnalité lorsqu?en forçant un soignant à se faire vacciner il aurait 16 plus de chances d?avoir un effet secondaire que de décéder. 

Toutes ces données plaident pour un changement radical de la politique de santé mis en place par M. Vandenbroucke pour le COVID.

Il doit reconnaître l?échec de ces vaccins et appliquer de toute urgence le principe de précaution qui appelle ici à l?arrêt immédiat de la vaccination et à une analyse indépendante et sérieuse des données disponibles afin que les bonnes mesures soient mises en place pour le futur si cela s?avèrerait nécessaire. 


Enfin, les citoyens attendent que M. Vandenbroucke présente de façon transparente le bilan et le futur des dépenses publiques engagées par la Belgique dans l?achat de ces vaccins et l?impact positif ou négatif que cela a eu sur les autres dépenses de santé à l?hôpital et dans les maisons de soins.


Courrier envoyé le 2 mai 2022


Ce mardi, la commission santé se réunira pour la seconde lecture sur l?obligation vaccinale des soignants. Dans l?exposé des motifs du texte de loi en projet (cf. référence 1) il est stipulé que:


« Il est en outre extrêmement important d?assurer la continuité des soins et d?éviter l?indisponibilité de professionnels de la santé. Enfin, l?insécurité des soins a non seulement des répercussions négatives sur les patients et leur entourage, mais aussi un coût. » - p.4


Ainsi M. Vandenbroucke veut :

  • empêcher les soignants non vaccinés de tomber malade pour éviter « l?indisponibilité de professionnels de la santé ». Comme démontré par les chiffres Sciensano, ceci n?est pas possible avec la vaccination anticovid puisque les vaccins actuels et leurs doses de rappel n?empêchent pas de contracter la maladie,
  • licencier les soignants non vaccinés. Ceci est parfaitement contradictoire avec l?objectif recherché de ne pas désorganiser les soins de santé. En effet une maladie provoque une indisponibilité temporaire alors que le licenciement est permanant.


L?exemple de la France qui, suite à l?obligation vaccinale des soignants depuis le 15 Oct. 2021 a suspendu (pas licencié) 15 000 soignants, démontre l?effet contreproductif d?une telle mesure.


En effet il semble que cela soit la goutte d?eau qui a fait débordé le vase et le système de santé est en train d?exploser :

  • les arrêts maladies s?enchaînent et se multiplient dans les rangs des soignants depuis le début de l?année 2022 avec des situations ayant entrainé la mort aux urgences [exemple 1 (TF1 Info 05.02.22Référence 2) l?hôpital de Calais est en difficulté avec plus de 160 arrêts maladies durant janvier, avec une trentaine de supplémentaires par semaine ? exemple 2 (TF1 Info 1.04.22Référence 3) Strasbourg : un homme resté plus de 12 heures sur un brancard meurt aux urgences).
  • 60 hôpitaux ont déclenché des plans blancs pour manques de personnels, situation inédite en France (TF1 Info du 28.04.22Référence 4).
  • 20% des lits sont fermés par manque de soignants (31.03.22 Référence 5). 


Notons qu?en terme de nombre de personnels soignants par 1000 habitants, les chiffres belges et français sont similaires.

Or, la Belgique qui n?a pas encore imposé cette obligation vaccinale des soignants est déjà en mauvaise posture. En effet, face à un manque de personnels soignants déjà critique, on observe 10 à 20% d?absentéisme parmi le personnel soignant depuis le début 2022(mentionné par une de vos collègues lors des débats). Dans ce contexte, appliquer une quelconque mesure qui diminuerait encore le nombre de soignants dans notre pays est totalement irresponsable.


Un autre élément majeur qui semble échapper à Mr Vandenbroucke. Si cette vaccination obligatoire est votée, notre système de soins de santé :

  • devra se passer des soignants qui ne veulent pas se faire vacciner 
  • mais aussi des soignants aujourd?hui vaccinés mais qui en aucun cas n?accepteront une nouvelle injection (la 4ème dose) à cause des effets secondaires qu?ils ont présentés à la suite de la 3ème dose ou qu?ils ont observés autour d?eux


Ainsi le licenciement concernerait beaucoup plus de soignants que ceux qui sont non vaccinés à ce jour et qui ne veulent pas l?être.

Cet aspect n?a bien entendu pas été discuté puisque qu?aucune analyse d?impact n?a été faite pour ce projet pourtant d?importance majeure pour les citoyens.     


En conclusion, cette loi ne relève ni de la science ni de la logique, mais du fidéisme et de l?idéologie. Or la persécution idéologique est interdite par la constitution belge.


Références ? Referencie : 

  1. https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/55/2533/55K2533001.pdf
  2. https://www.tf1info.fr/sante/nord-calais-l-hopital-en-difficulte-suite-a-160-arrets-maladie-2209565.html
  3. 3. https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/deces-strasbourg-un-homme-meurt-aux-urgences-d-une-hemorragie-digestive-apres-12-heures-sur-un-brancard-a-l-hopital-civil-2215296.html
  4. 4. https://www.tf1info.fr/sante/hopitaux-sante-des-plans-blancs-declenches-pour-manques-d-effectifs-a-roubaix-tourcoing-situation-inedite-en-france-2218074.html
  5. 5. https://thononalpesradio.com/news/haute-savoie-les-elus-locaux-s-unissent-aux-soignants-pour-demander-la-reintegration-du-personnel-medical-suspendu-1683



Courrier envoyé le 3 mai 2022


Il me semblait important de vous faire part de deux informations importantes que j?ai pu recouper :


« En 2020, il y a 47.808 médecins, 152.067 infirmiers et 109.534 aides-soignants qui résident en Belgique et qui sont actifs et en droit de prester sur le territoire belge. » (référence 1)


Bien entendu, la crise covid étant passé par là, les démissions ou encore les retraites, sans compter les 10 à 20% d?absentéisme depuis le début 2022 (maladies courtes et longues), il suffit de recouper l?information avec celle de sudinfo (référence 2) de fin 2021 :


« Selon les statistiques de Sciensano, il y a 18.224 infirmiers, 19.103 aides-soignants et 950 médecins généralistes qui ne sont toujours pas vaccinés en Belgique. »


Cela fait donc plus de 11,4% des infirmiers, et plus de 17,4% des aides-soignants qui seraient concernés par la suspension-licenciement du projet de loi 2533 : obligation vaccinale des soignants.


Bien entendu, cela ne prend pas en compte ceux qui n?ont pas fait leur troisième dose et qu?on peut estimer, d?après la population générale, entre 20 et 30%.


Vous êtes donc face à un problème réel :

  • soit vous maintenez la course idéologique de la vaccination obligatoire malgré l?avis négatif de la task force vaccination, qui ? elle, contrairement au ministre de la santé ? à consulté le conseil supérieur de la santé. Dans ce cas, vous vous exposez à de gros problèmes de fonctionnement des soins de santé, problèmes qui sont en train de faire ouvrir la porte à E. Macron au retour des soignants non vaccinés en France
  • soit vous mettez un arrêt définitif à la persécution idéologique que l?imposition vaccinale représente.



Références :


https://statbel.fgov.be/fr/themes/datalab/personnel-des-soins-de-sante

https://lameuse.sudinfo.be/881023/article/2021-12-09/soins-de-sante-en-belgique-ils-sont-plus-de-60000-non-vaccines