Alors que les producteurs allemands et français manifestent pour le maintien de leur niveau de vie (pourtant très limite compte tenu de leurs faibles revenus), notamment via certaines aides européennes, un accord de libre-échange entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande, a été signé en juillet 2023 et approuvé en novembre 2023.
Cet accord prévoit :
https://www.francaisaletranger.fr/2023/12/14/signature-dun-accord-de-libre-echange-entre-lunion-europeenne-et-la-nouvelle-zelande/
https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-presente-laccord-commercial-ue-nouvelle-zelande-en-vue-de-sa-ratification-2023-02-17_fr
https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-presente-laccord-commercial-ue-nouvelle-zelande-en-vue-de-sa-ratification-2023-02-17_fr
L'accord de libre-échange entre l'UE et la Nouvelle-Zélande suscite des inquiétudes parmi les producteurs agricoles européens, notamment en ce qui concerne la concurrence avec les produits néo-zélandais.
Par exemple, la Nouvelle-Zélande bénéficiera d?un quota supplémentaire de 38 000 tonnes de viande ovine libres de droits de douane, ce qui représente 6% de la consommation de l'UE.
Cela est considéré comme non menaçant pour les producteurs européens, étant donné que les quotas d'exportations exemptés de droits de douane dont bénéficie la Nouvelle-Zélande grâce à l?OMC restent largement non remplis.
Cependant, c'est quand même 6% de part de marché en moins pour les producteurs européens de viande ovine.
En parallèle, il est prévu que le commerce bilatéral augmente de 30% et que les exportations annuelles de l'UE puissent atteindre 4,5 milliards d'euros. Les droits de douane seront supprimés sur les principales exportations de l'UE telles que la viande porcine, le vin et le vin mousseux, le chocolat, les sucreries et les biscuits dès le premier jour de l'application de l'accord.
https://france.representation.ec.europa.eu/informations/accord-de-libre-echange-avec-la-nouvelle-zelande-des-mesures-pour-proteger-le-climat-et-les-2022-07-11_fr
D'un point de vue écologique, alors que des normes de plus en plus sévères sont imposées aux populations au nom du climat, on peut s'interroger sur l'empreinte carbone des produits importés et la nécessité de revoir le modèle agricole européen.
Ainsi, la viande de moutons élevée à l'herbe en Nouvelle-Zélande et transportée par cargo pourrait avoir une empreinte carbone inférieure à celle de moutons nourris au soja en France.
Ce constat soulève des questions sur la durabilité du modèle agricole actuel dans l'union européenne et l'importance de revoir les pratiques, notamment en ce qui concerne l'utilisation d'engrais, de pesticides et l'alimentation du bétail.
Au lieu d'emmerder les citoyens.