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Cette photo circule sur X, capturant des visages illuminés par la lumière tamisée des bougies, lors de la soirée d'inauguration de Notre Dame de Paris, le weekend du 7 au 8 décembre 2024.

Le réseau social s'est enflammé: love is in the air.


Impossible à affirmer, bien évidemment.

Par contre, les rencontres de Musk et Trump à Paris semblent avoir eu des effets immédiats en Italie!


Giorgia Meloni prend une décision dès son retour en Italie, le 10 décembre 2024:


Le 10 décembre 2024, Giorgia Meloni, Première ministre italienne, a fait une annonce qui mérite d'être saluée : la suppression des amendes imposées aux citoyens non vaccinés contre la Covid-19.


Ces amendes ? d?un montant de 100 euros ? étaient ciblées sur les personnes de plus de 50 ans. Elles avaient été instaurées sous le gouvernement Draghi comme mesure pour accroître la couverture vaccinale au plus fort de la pandémie.


Petite revue de presse:

Il Fatto Quotidiano

Stop alle multe per i no-vax: la scelta del governo Meloni divide il Paese article qui analyse les impacts sociaux et politiques de la décision, avec des réactions des partis de gauche. (Spoiler: en PLS, les partis de gauche)


Corriere della Sera

Vaccini Covid, annullate le multe agli over 50 non vaccinati qui fait le focus sur les implications de l'annulation des sanctions pour les plus de 50 ans non vaccinés.


La Repubblica

Le opposizioni contro Meloni: "Cedere ai no-vax è irresponsabile" répertorie les critiques des partis d'opposition, notamment du Parti démocratique et des écologistes, estimant qu'il est irresponsable de céder aux antivax.


Bref, les partis de gauche crient au scandale, accusant Meloni de faire un « cadeau politique » aux mouvements antivax.

Quant aux experts, ils s'étranglent en soulignant que cette décision pourrait affaiblir la confiance dans les futures campagnes de vaccination.


Capacité de remise en question: 0

Pas un pour envisager, qu'au contraire, ce sont les politiques punitives qui ont érodé la confiance du public envers les institutions de santé publique.

Et que cette méfiance peut avoir des effets à long terme, rendant plus difficile l?adhésion volontaire à d?autres mesures de santé publique, utiles, elles.


Les arguments avancés par Meloni :


La vaccination, bien qu?efficace pour réduire les formes graves (ben non, c'est toujours autant faux, mais passons), n?empêche ni la transmission ni la contagion, comme l?ont reconnu de nombreuses études (ça, c'est vrai et il était temps qu'un politicien l'admette).


L?objectif est de réparer les fractures sociales créées par les politiques coercitives de l?époque.


Une décision juste:


Giorgia Meloni incarne la droite nationaliste qui s?appuie sur la souveraineté nationale et le rejet des politiques perçues comme élitistes ou autoritaires.

Son parti, Fratelli d'Italia est issu d'une scission de l'Alliance nationale, un parti qui avait lui-même des racines dans le Mouvement social italien, un parti post-fasciste, ce qui permet régulièrement à certains analystes de classer Giorgia Meloni à l'extrême droite.


En annulant ces amendes, elle renforce son image de leader proche des « oubliés ».


Cependant, au-delà des symboles, cette mesure répond surtout à un enjeu juridique : ces sanctions allaient à l'encontre de droits fondamentaux et il était urgent les rétablir, eux qui sont sensés être inaliénables.


Il est bien dommage, à nouveau, de constater que les partis dits fréquentables (notez l'italique), de gauche et de droite, laissent un espace immense à "l?extrême droite" (notez les guillemets) pour s?approprier les questions de liberté individuelle et de réconciliation sociale.


Ce sont pourtant ces partis dits fréquentables qui, historiquement, auraient dû être les gardiens des droits fondamentaux. Ils n?auraient pas dû permettre de telles mesures coercitives. Et ils auraient dû être les premiers à exiger leur annulation.


Nous attendons maintenant avec impatience que des médias comme la RTBF, La Libre et Le Soir informent leurs auditeurs de ce qui se passe actuellement en Italie.


Ce n'est quand même par rien de se lever un beau matin post-pandémique et d'apprendre que le Saint-Vaccin, pour lequel les autorités ont bafoué tous les principes de droit, n'empêchait ni la transmission, ni la contagion. Et l'apprendre de la bouche même de son gouvernement.