Ah, la Belgique et sa gestion des crises sanitaires.
Un véritable sketch, comme d'habitude.
D?après un article du Soir, notre cher pays vient de faire une évaluation de ses capacités de riposte face aux menaces sanitaires. Oui, vous avez bien lu, une auto-évaluation, parce que, bien sûr, on est les meilleurs pour juger notre propre performance.
On nous rebassine donc avec la nécessité de se préparer pour bien gérer les crises sanitaires futures.
Et il faut se préparer à tout, du bactériologique au chimique, en passant par le radio-nucléaire et le climatique. Le tout dans une approche "One Health" parce que, évidemment, on ne fait pas les choses à moitié.
Ainsi, en 2022, l'Europe a adopté un règlement pour renforcer la préparation des États membres. Et devinez quoi ? La Belgique, sous sa présidence de l'UE, est le premier pays à s'auto-évaluer.
Moralité: on a tout bien fait pendant la Covid19, sauf quelques détails mineurs.
L'ECDC nous a quand même filé des recommandations, histoire de dire qu'ils ont bossé: il faut finaliser les plans pour une capacité de test à grande échelle, développer une plateforme de rapport automatisé, étendre la surveillance des infections respiratoires, et tout le saint tremblement.
L'ECDC a fourni des recommandations pour améliorer notre préparation, mettant en lumière plusieurs points clés :
La plateforme "be.Prepared" vise à améliorer la capacité de la Belgique à répondre efficacement aux crises sanitaires.
Cette plateforme est conçue pour automatiser la collecte et le rapport des données de laboratoire et épidémiologiques, offrant ainsi une vue d'ensemble en temps réel des situations sanitaires.
Un petit bijou de technologie qui va permettre de tout surveiller en temps réel, trop cool.
La surveillance de masse déguisée en réponse sanitaire, on connaît la chanson. La région wallonne et la région bruxelloise ont d'ailleurs récemment prolongé les bases légales pour le partage des données médicales. Comme c'est pratique.
Quant à l'auto-évaluation de la gestion de la Covid19, franchement, permettons nous d'en rire à gorge déployée, nous qui n'avons cessé de réclamer une évaluation indépendante et pluridisciplinaire de la gestion de la Covid19.
Une auto-évaluation, à huis clos, bien sûr, pas de juristes, pas d'associations, rien: une évaluation qui reste dans l'entre-soi, c'est aussi très pratique pour éviter les critiques.
Entre nous, j'aurais vraiment beaucoup aimé qu'on évalue les conséquences de l'ordre qui a été donné aux généralistes, la 1e ligne, de fermer leur cabinet et de consulter par téléphone.
Le résultat, je le connais : des morts à cause du manque de soins. Miracle: les cancers, les AVC, les infarctus ont disparu pendant le printemps 2020.
Mais bon, manifestement, personne ne s'en soucie vraiment...
Et pendant ce temps, on parle de faire des économies dans le secteur de la santé. Moins de personnel, moins d'équipements, moins de tout. La recette parfaite pour être encore plus mal préparé la prochaine fois.
Notez que c'était déjà Madame Kayak (Sophie Wilmès, pour les intimes- Mouvement Réformateur) qui avait fait quelques 900 millions d'euros d'économies dans le secteur de soins de santé, peu avant le début de la 'pandémie', obligeant les hôpitaux à acheter des masques de plongée Décathlon dans l'espoir de saturer en oxygène certains patients, par manque de masques Venturi.
Le programme "One Health" pourrait aussi devenir un joli prétexte pour centraliser les décisions sanitaires mondiales entre les mains de l'OMS et de ses partenaires, bien sûr financés par les grandes industries pharmaceutiques.
Les dérives démocratiques, on adore ça.
On ne le répétera jamais assez, la centralisation excessive du pouvoir décisionnel en matière de santé au sein d'organisations supranationales comme l'OMS, sous l'influence d'intérêts privés, représente un danger considérable pour la démocratie.
Cela montre que les élections, autrefois symboles de la démocratie, sont désormais une farce, incapables de refléter la volonté des citoyens.
Que nos gouvernements soient de gauche ou que nos gouvernements soient de droite, l'administration continue son petit bonhomme de chemin vers l'Agenda 2030.