"Les soins de santé sont tellement corrompus que ceux qui dévoilent les actes criminels des compagnies pharmaceutiques deviennent des parias".
A l'époque de la thalidomide (Softenon), des détectives privés, payés par la firme, surveillaient les médecins qui critiquaient la molécule.
Lorsque l'un deux alerta sur 14 cas de malformations congénitales rares associées au médicament, la firme le menaça de poursuite judiciaire.
Elle envoya ensuite des lettres à plus de 70.000 médecins allemands pour affirmer que la thalidomide était une molécule sans danger, même si la firme avait connaissance de ces anomalies congénitales observées ainsi que de 2000 signalements de lésions nerveuses graves et irréversibles qu'elle a caché pendant des années.
La firme manufacturant la thalidomide, Astra (avant sa fusion avec Zeneca) ainsi que la firme productrice, Grunenthal, finirent par se retrouver devant un tribunal.
Les procès en Allemagne furent une véritable farce : les avocats de Astra plaidèrent qu'il n'était pas interdit de blesser un f?tus puisque celui-ci n'a aucun droit légal. Cela en dit long sur la valeur d'une vie humaine aux yeux de l'industrie pharmaceutique.
Après trois ans de procès, Grunenthal fut condamné à la somme ridicule de 11.000 dollars par enfants victimes, sans qu'aucun verdict de culpabilité ne soit rendu.
En Angleterre, les journalistes se virent interdit de parler des procès et le gouvernement était plus enclin à protéger les actionnaires du la firme manufacturant la thalidomide pour le pays qu'à dédommager les victimes.
Au bout de 10 ans de farce juridique, une chaîne de 260 magasins finit par décider de boycotter la firme, qui produisait également de l'alcool, jusqu'à ce que les victimes soient indemnisées, et menacèrent d'étendre le boycott aux Etats-Unis.
Il fallut encore 16 ans pour que les preuves deviennent accessibles au public et c'est parce que l'affaire se retrouva devant la Cour européenne de justice que l'Angleterre fut obligée de cessée la censure de la presse.
Dans l'affaire du Vioxx, Merck a systématiquement persécuté les médecins critiques envers le médicament.
Lors des poursuites contre la firme, des courriels furent rendu public, courriels disant, par exemple:
"Nous pourrions avoir à les débusquer et à les détruire là où ils sont" en parlant des médecins et des scientifiques lanceurs d'alerte!
On y trouvait des informations détaillant le résultat du harcèlement sur ces lanceurs d'alerte comme, par exemple, les termes extrêmement violents comme "neutralisé" ou "discrédité".
Plus près de nous, en 2012, deux chercheurs danois firent publier une étude financée par des fonds publics, montrant qu'une molécule dilatatrice du plasma, employée chez les patients souffrant de septicémie, tuait les patients par comparaison au traitement au sérum physiologique classique et beaucoup moins cher.
Les avocats de la firme pharmaceutique envoyèrent illico un courrier aux chercheurs leur stipulant que la firme était prête à lancer toutes les procédures nécessaire pour se faire rembourser les pertes financières encourues (et qu'elle continuerait à encourir) suite à cette publication.
Pfizer a menacé de poursuite un médecin lanceur d'alerte danois après ses déclarations dans la presse disant qu'il est "scandaleux et contraire à l'éthique que la compagnie n'ait publié qu'une partie des données de l'étude portant sur le celecoxib".
Une pratique courante pour Pfizer, manifestement, puisque la firme se retranche derrière le secret des affaire concernant certaines données concernant les essais cliniques de son produit à ARN-m contre la Covid19.
Les menaces envers des médecins ou des scientifiques ayant trouvé des effets nocifs potentiellement mortel causés par certains médicaments peuvent être particulièrement vicieuses.
Ces menaces comprennent les appels téléphoniques menaçants provenant de la compagnie et alertant que "des choses très regrettables pourraient arriver", des voitures passant la nuit auprès du domicile des chercheurs, des lettres anonymes contenant la photo des enfants du chercheur, se rendant à l'école etc
On pourrait se croire dans un film hollywoodien mais toutes ces pratiques mafieuses ont bel et bien été utilisées pour museler des médecins et des chercheurs lors de leur tentative pour alerter l'opinion publique et surtout, leurs patients.
Elles ont été décrites par Peter C. Gotzche MD, dans son livre "Remèdes Mortels et crime organisé, comment l'industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé".
La corruption systémique désigne le fait que c'est tout un secteur, l'industrie pharmaceutique, qui est corrompu et qui corrompt nos institutions politiques.
L'analyse des contrats d'achat des vaccins contre la Covid19, passés entre la Commission européenne, au nom des Etats membres, et les firmes pharmaceutiques, avant même la fin des essais cliniques, montre cette corruption à grande échelle.
Jamais les états membres de l'Union européenne n'auraient dû accepter qu'on signe en leur nom des contrats vidés de leur substance, dans lesquels les firmes ne prennent aucune responsabilité ni ne donnent aucune garantie.
En apprenant que ces clauses d'exonération de garantie de qualité et de sécurité sont nulles devant la justice belge, les gouvernements des états membres auraient dû faire le nécessaire pour protéger les intérêts de leur population, en saisissant la justice belge afin de faire annuler ces clauses.
Au lieu de ça, ils ont défendu les intérêts des actionnaires, comme le gouvernement anglais l'avait fait dans l'affaire de la thalidomide.
L'objectif politique des firmes pharmaceutiques, profitant de la crise de la Covid19, est triple:



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