Alors que le Parlement débattait de l'opportunité de rendre la vaccination anticovid obligatoire, nous leur avons envoyer, chaque jour, quelques points d'attention.
Nous attirons l'attention de l'électeur sur le fait qu'aucun député, aucun ministre, aucun chef de partis n'a répondu à ces mails autrement qu'en se plaignant de voir leur boîte mail déborder... Peut-être que dialoguer avec ses électeurs, c'est vraiment trop populiste?
1. Les étiquette "antivax" et "complotistes"
2. Deux vérités niées
3. Une obligation vaccinale qui arrive trop tard
4. Les priorités sanitaires de la Belgique
5. Le Lancet Gate
6. Des besoins accrus en soins de santé prévisibles
7. Les arguments en faveur d'une vaccination obligatoire sont-ils probants?
8. Décédé du covid ou avec le covid?
9. Une drôle de façon de compter.
10. La légalité d'un pass vaccinal ou d'une obligation vaccinale.
11. La mise en danger des patients à cause de l'obligation vaccinale des soignants.
12. Les données de pharmacovigilance à disposition.
13. Le coup d'Etat de l'exécutif.
Dans une société de la connaissance, le savoir est devenu un élément d’importance croissante pour la légitimation sociale des décisions politiques.
Rapports scientifiques, études, commissions d’experts font partie de notre paysage politique et social quotidien. Pendant la crise du Covid, on s'est d'ailleurs souvent demandé qui dirigeait le pays, des experts ou des politiques.
Pendant la crise du covid-19, politiciens et les médias ont étiqueté "complotiste" ou "antivax" toute personne remettant en question le bien-fondé de la politique gouvernementale.
Cette technique a été décrite en 2007 comme étant une stratégie routinisée d’exclusion; un mécanisme de recadrage qui détourne les questions ou les préoccupations concernant le pouvoir et la corruption ainsi qu'une atteinte à la personnalité et à la compétence de l’interrogeur.
Cette étiquette devient une machine dangereuse qui permet d'éviter de rendre compte de sa propre action ou de son propre discours.
On ne peut pas admettre que ce stratagème soit utilisé lors de ce débat pour empêcher la prise de parole des scientifiques qui vous ont parfois ouvertement critiqué. Un sujet d'une telle importance doit permettre à chaque voix de se faire entendre.
Le British Médical Journal (BMJ) a dit des politiciens et des gouvernements qu'ils ont supprimé la science pendant la crise de la Covid19.
Très vite, politiques et instances sanitaires mondiales n'ont annoncé qu'une seule possibilité de sortie de crise: tout miser sur le vaccin.
Des milliards de fonds publics ont été engagés pour permettre aux firmes pharmaceutiques de se lancer dans la recherche, les tests et la production de leurs nouvelles technologies.
Les traitements précoces ont été ridiculisés, voir interdits dans certains pays.
En contre-partie de ces fonds publics pour lancer la recherche et la production des vaccins anticovid de nouvelles technologies, les firmes pharmaceutiques ont refusé d'endosser la moindre responsabilité en terme de sécurité et de qualité: tous les risques reposent sur les états, et donc, sur les contribuables. (voir l'analyse juridique des clauses d'exonération de la première génération des contrats vaccins )
Outre le côté financier interpellant, c'est la politique de sortie de crise elle-même qui pose questions.
Des questions qu'il est urgent de se poser et surtout pour lesquelles il est urgent de trouver des réponses, à l'heure où notre pays envisage de rendre cette thérapie génique expérimentale obligatoire pour les soignants.
Mesure qui a été décrite comme disproportionnée et inutile par de nombreux scientifiques qui s'en sont émus dans le BMJ.
La communication gouvernementale, que ce soit en Belgique ou ailleurs, prétend que les vaccins anticovid sont "surs, efficaces et sans dangers", ce qui est en contradiction manifeste avec les clauses d’exonération des contrats vaccins mais aussi avec les données de la pharmacovigilance.
Une chose est certaine, tant que la science et la médecine n'auront pas réglé l'épineux problème des conflits d'intérêts (BMJ "Les conflits d'intérêts gangrènent la médecine et la science, des situations comme en 2009 et 2021 se reproduiront (écoutez Peter Doshi, rédacteur en chef du BMJ à ce sujet).
Face aux nombreux dérapages dans plusieurs pays, The Lancet appelle à la raison en rappelant que la stigmatisation des non vaccinés n'est pas justifiée.
Le simple fait que les firmes pharmaceutiques refusent de prendre leurs responsabilités devrait poser question à l'heure où notre pays envisage de rendre cette "vaccination" obligatoire.
Dans le cas des "vaccins à ARN-m", il s'agit bel et bien de thérapies géniques.
Ces produits ont été enregistrés comme tel auprès de la FDA, page 21.
Ces thérapies géniques n'ayant jamais été utilisées à grande échelle dans une optique de vaccination, elles ont reçu une autorisation de mise sur le marché conditionnelle et sont toujours en phase II et III d'essais cliniques.
Ainsi, la phase d'essai clinique permettant, dans le cas du "vaccin" Pfizer de déterminer les effets secondaires à long terme ne se termine que le 31 janvier 2024, page 71.
La Covid19 est un coronavirus, une famille bien connue de virus saisonnier ayant la particularité d'être une zoonose.
Cela signifie que, comme le virus de la grippe, il revient chaque saison sous une forme différente.
Sa capacité de mutation étant particulière puisque les virus de cette famille trouve un réservoir animal leur permettant de changer de forme au gré de leur nouvel hôte.
Nous en avons encore un bel exemple aujourd'hui avec l'apparition de la version "Omicron" de la Corvid19.
Voter une obligation vaccinale quand on vient de trouver un nouveau variant qui échappe à la majorité des anticorps neutralisants que permettent de développer les vaccins actuels, c'est un non sens absolu, surtout après deux ans d'épidémie.
Voter une obligation vaccinale quand on vient de trouver un nouveau variant qui échappe à la majorité des anticorps neutralisants que permettent de développer les vaccins actuels, c'est un non sens absolu, surtout après deux ans d'épidémie.
Pourquoi?
Après deux années de circulation de ce virus, malgré toutes les mesures prises pour limiter sa propagation, il n'est absolument pas scientifique de continuer à opposer les personnes vaccinées et les personnes non vaccinées comme si le virus n'avait pas circulé au sein de la population.
La situation réelle est bien plus complexe que cela.
La population se compose de personnes naïves (n'ayant jamais rencontré le virus, sous aucune de ses formes) et de personnes immunisées.
Ces personnes immunisées ont acquis une forme d'immunité soit via la vaccination, soit via une infection, soit encore mixte (vaccination et infection, ayant acquis son immunité post infection ou post vaccination).
La population est donc distribuée en 5 sous-populations :
1) naïve (population non immunisée naturellement et non vaccinée)
2) vaccinée
3) rétablie
4) vaccinée post-infection
5) rétablie post-vaccination.
Les seules personnes qui sont encore à risque potentiellement évitable de complications, ce sont les personnes naïves.
Elles représentent une très petite (pour ne pas dire minuscule) minorité de la population.
Est-ce que rendre ces produits de nouvelles technologies changerait quelque chose à la vitesse ou à la circulation des (futurs) nouveaux variants?
Depuis deux ans, aucun des 4 types d'immunité n'empêche les variants de circuler, on a pu le constater avec Delta, on le constate encore aujourd'hui avec Omicron.
L'immunité vaccinale conférée par les vaccins actuels n'a aucune chance d'empêcher la circulation du variant omicron. Vacciner plus pour empêcher sa circulation est un non-sens scientifique.
Toutes les formes d'immunité acquise réduisent les risques de complications et décès, dans des proportions variables mais importantes.
Ainsi, l'immunité post-infection continue à prouver son efficacité dans la prévention des complications depuis 12 mois, tous variants confondus. (Nature: Les niveaux d'anticorps contre l'infection par le SRAS-CoV-2 associés à la protection contre la réinfection durent probablement 1,5 à 2 ans en moyenne.)
Ainsi, l'immunité vaccinale permet de réduire l'incertitude chez ceux qui sont à risque moyen ou faible. Cependant, chez les personnes moins à risque, il n'existe aucune donnée permettant de confirmer que le risque est diminué autrement que de façon anecdotique. (BMJ)
La vaccination des populations (naïves ou rétablies) à risque faible produit un bénéfice extremement faible au niveau societal et individuel, dès l'instant où l'immunité n'empêche pas l'infection.
Par contre, compte tenu que les essais cliniques ne sont pas terminés, les incertitudes quant à la découverte d'effets secondaires dans les 5 à 10 ans, notamment au niveau des risques cancéreux (pour lesquels il n'y a pas eu d'études du tout: EMA, page 8) restent d'actualité.
Les priorités sanitaires de ce pays ne sont pas le pass vaccinal ni même l'obligation vaccinale.
1) Il est temps d'assurer une prise en charge aussi précoce que possible de toutes les personnes qui sont susceptibles de développer des symptômes de l'infection, puisqu'on ne va pas pouvoir empêcher le variant Omicron de circuler parmi tous sans distinction.
Continuer à prétendre, après deux années de pandémie, que la science n'a toujours pas avancé sur la prise en charge médicamenteuse précoce est un mensonge.
Outre les traitements nouveaux (et fort coûteux) développés par l'industrie pharmaceutique en plus de son offre vaccinal, la littérature scientifique au sujet des traitements précoces est large et incontestable.
D'après l'International Journal of Innovative Research in Medical Science, une polychimiothérapie ambulatoire précoce réduit l’hospitalisation et le décès chez les patients à haut risque atteints de SRAS-CoV-2 (covid-19).
Le protocole utilisait, dès le printemps 2020, au moins deux agents ayant une activité antivirale contre le SRAS-CoV-2 (zinc, hydroxychloroquine, ivermectine) et un antibiotique (azithromycine, doxycycline, ceftriaxone) ainsi que le budésonide inhalé et/ou la dexaméthasone intramusculaire.
Il a permis d'observer des réductions substantielles des hospitalisations et des décès par rapport aux taux disponibles dans la communauté. (International Journal of Innovative Research in Medical Science)
Comme vous pouvez le constater, ce protocole comprenait l'usage d'un antibiotique.
Savez- vous qu'en Belgique, Sciensano nous apprenait, dans son rapport sur les hospitalisations de mars à juin 2020, que 34% des décès étiquetés covid ont eu lieu chez des patients atteints de sur-infection bactérienne ou fongique (Sciensano, page 5) parce qu'on a laissé ces patients à domicile avec pour seule prescription du paracétamol?
Cette absence de prise en charge précoce, par la médecine de première ligne, convenablement informées est d'autant plus inexplicable, après deux années de circulation de ce coronavirus, que même Sciensano (Monsieur Emmanuel André), a publié le 26 aout 2020 une publication au sujet de la baisse de mortalité observée chez les patients belges ayant reçu de l'hydroxychloroquine.
"L’étude des données des patients hospitalisés en Belgique montre que sur les 8000 patients répondants aux critères d’inclusion de l’analyse, environ 4500 ont reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine. L’analyse statistique multivariée (pour corriger le maximum de facteurs confondants) montre que le traitement par une faible dose d’ hydroxychloroquine tel qu’il fut prescrit dans les hôpitaux belges était associé à une mortalité hospitalière moins élevée que les patients n’ayant pas reçu ce traitement. Cette étude est publiée dans la revue scientifique «International Journal of Antimicrobial Agents».
Pourtant, aujourd'hui, la majorité des patients symptomatiques et testés positifs ne reçoivent encore qu'une prescription de paracétamol et certains se dégradent lentenement chez eux pour finir hospitalisés. Alors que cette hospitalisation aurait pu être évitée s'ils avaient été correctement traité.
2) Il est temps d'assurer de vraies politiques de santé publique.
Dans notre pays, 30% des décès covid sont directement liés à quelques comorbidités (BMJ).
Aucune politique de santé publique n'a été mise en place pour, par exemple:
- limiter la carence en vitamine D, fréquente dans les populations à risque vis-à-vis de la Covid 19 (personnes âgées, personnes en surpoids), corrélée au risque de faire des formes graves de Covid19 (JAMA)
- favoriser la perte de poids chez les personnes en surpoids (les salles de sport ont été fermées, les seuls restaurants ouverts étaient les Fast Food...).
3) Il est temps d'assurer la solidité de notre système de soins de santé.
Il est inadmissible de proposer comme seule solution à la saturation des hôpitaux, une vaccination obligatoire.
L'hydroxychloroquine (HQ, HCQ) a subi une véritable chasse aux sorcières qui a fini par déshonorer l'un des plus grands journaux scientifiques du monde?
Souvenez-vous de cette mystérieuse étude qui allait prétendre que non seulement l'HQ ne soigne par la Covid-19 mais en plus, qu'elle tue les patients.
Après sa publication, un statisticien australien, dont le blog a été récompensé comme faisant partie des 50 meilleurs blogs statistiques mondiaux, a analysé très minutieusement les données de cette étude, démontrant qu'elle était entièrement falsifiée.
Le Guardian s'empara du scandale, révélant que cette étude n'avait pour but de discréditer l'HQ comme traitement du Covid19.
Le Lancet sera obligé de rétracter l'article:
« […] L’étude était apparemment basée sur une analyse des données de 96 032 patients hospitalisés avec la COVID-19 entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020 dans 671 hôpitaux du monde entier. Selon le Guardian, la base de données était fausse. Je suis vraiment désolé »
Malgré cette rétractation, l'étude frauduleuse du Lancet a influencé les décisions sanitaires de plusieurs pays, dont la Belgique, comme le montre la newsletter de l'afmps de l'époque "Rappel des risques de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine | AFMPS"
Les patients atteints de covid19 ne reçoivent toujours, deux ans plus tard, qu'une prescription de paracétamol, alors que, depuis, la littérature scientifique ne cesse de publier sur son efficacité concernant la Covid19.
On peut lire, notamment, dans Expert Review of Clinical Immunology:
"L'efficacité de HCQ + AZ pour réduire la durée du portage viral, avec par la suite la démonstration d'une efficacité sur la mortalité."
Combien aurait pu éviter d'être hospitalisé grâce à une prise en charge précoce?
Si l'HQ présente des risques chez certains patients, ce sont des risques qu'un médecin généraliste, qui connaît bien ses patients, est parfaitement capable d'apréhender.
Et pour ces patients, pour qui l'HQ serait déconseillée, il existe une alternative.
Bernard Rentier, ancien recteur de l'Université de Liège et virologue, écrit sur son blog, au sujet de l'ivermectine:
"Extrêmement intéressant sur le plan scientifique, un article paru dans un journal de la galaxie Nature bouscule tous les préjugés concernant les solutions efficaces, immédiatement disponibles, dont l’innocuité est déjà démontrée à suffisance et, de surcroît, bon marché, dans le cadre des soins précoces à apporter aux patients infectés par le SARS-CoV-2.
Les tourner en dérision parce qu’elles ont fait leurs preuves en médecine vétérinaire et pour d’autres indications qu’une action antivirale précoce chez l’humain n’est pas une attitude scientifique digne de ce nom. Les auteurs de cet article sorti le 21 décembre 2021 en font brillamment la démonstration. « Il semble logique de passer en revue un médicament qui agit efficacement contre un agent pathogène et qui est disponible sous une forme sûre pour la consommation humaine depuis le début des années 1980 ».
L'ivermectine a effectivement subi un véritable lynchage de la part de la communauté scientifique et des médias,tout comme l'HQ avant elle.
L'OMS a d'ailleurs participé à ce lynchage, de la même manière qu'elle avait participé au lynchage de l'hydroxychloroquine, en publiant une étude selon laquelle l'ivermectine serait toxique.
Manquant d'imagination, l'OMS a utilisé pour cet antiparasitaire le même stratagème que pour l'HQ: se baser sur des études qui utilisaient la molécule à des dosages bien plus élevés que ceux utilisés chez l'homme.
Pour l'ivermectine... 1000x plus élevés.
Aujourd'hui, il devient très difficile de continuer à prétendre que l'ivermectine est inefficace et/ou mortelle pour les patients atteints de Covid19: la littérature scientifique se densifie autour de ses résultats.
Outre l'article de la revue Nature citée par M. Rentier, nous pouvons, par exemple, citer l'American Journal of Therapeutics:
"Des méta-analyses basées sur 18 essais contrôlés randomisés sur l’ivermectine dans la COVID-19 ont révélé des réductions importantes et statistiquement significatives de la mortalité, du temps de récupération clinique et du temps de clairance virale".
Ou encore le Journal of International Medical Research:
"Le risque de décès est réduit de 85% dans le groupe ivermectine, étude randomisée".
Définitivement, ne pas promouvoir les traitements précoces et ne pas renforcer la médecine de première ligne, au profit de la seule stratégie "tout vaccin" ne nous sortira pas de l'épidémie de covid19, pas plus que ne résoudra les problèmes structurels des soins de santé.
Continuer à dénigrer l'approche médicamenteuses précoce pour laisser la voie libre au "tout vaccin" coûte, chaque jour, en vies humaines.
En 20 ans, le nombre de personnes âgées de plus de 85+ ans à plus que doublé: une augmentation de 127%.
N'était-ce pas attendu qu'un grand nombre de ces personnes finissent par avoir besoin de plus de soins médicaux?
Puisque nous en sommes à parler mortalité, intéressons-nous à la démographie belge.
Compte-tenu des difficultés liées à la sur-déclaration des décès dus au covid, le seul critère fiable pour avoir une idée de ce qui se passe à cause du covid, dans notre pays, est de s'intéresser à la mortalité toutes causes confondues.
Comparons donc les taux de de mortalité toutes causes brute de chaque tranche d’âge afin de comparer 2020 (année Covid sans vaccin) et 2021 (année Covid avec vaccins) à l'année 2019.
Pour cela, il est nécessaire d’avoir la structure de chaque tranche d’âge de population ainsi que les décès toutes causes par tranche d’âge.
Toutes les données nécessaires à ces comparatifs se trouvent en open data sur le site de Statbel.
On peut déjà s'apercevoir d'un fait remarquable: en 20 ans, le nombre de personnes âgées de plus de 85+ ans à plus que doublé: une augmentation de 127%.
Premier constat: si en 2020, on a plus de deux fois plus de 85+ dans la population, il est assez logique de s'attendre à:
- 2x plus d'hospitalisations qu'en 2000 (le quatrième âge à logiquement besoin de plus de soins),
- 2x plus de décès qu'en 2000 (le quatrième âge fini par décéder, c'est inévitable)
Deuxième constat: entre 1990 et 2020, la tranche d'âge allant de 45 à 84 ans a augmenté de 30%.
Il est donc assez logique de s'attendre aux mêmes constats que pour le quatrième âge, compte tenu de la moyenne d'âge en Belgique.
Ces deux constats étaient prévisibles par tous les gouvernement qui ce sont succédés entre le "papy-boom" et aujourd'hui.
A-t-on mis en place une politique à long terme de renforcement des soins de santé pour permettre la prise en charge de ce doublement de personnes très âgées et les pathologies liées à l'âge?
Non.
Troisième constat: le taux de mortalité était assez similaire en 1992 à celui de 2020.
✨ Comparaisons des décès dus au covid et de la mortalité toutes causes confondues par tranches d'âge, en 2020 et 2021.
👉 Pour les 0-24 ans:
Les décès toutes causes confondues, mêmes associés aux décès covid, en 2020 et 2021, sont inférieurs aux décès toutes causes confondues en 2019.
👉 Pour les 25-44 ans:
Cette tranche d’âge, qui présentait moins de morts en 2020 avec la souche alpha, présente un nombre de décès plus important en 2021 avec la souche delta, pourtant considérée comme moins dangereuse et circulant de façon majoritaire dans notre pays dès le mois d'avril 2021.
Cette différence de mortalité, en comparaison avec 2019, particulièrement marquée à partir du mois de septembre 2021, est particulièrement interpellante.
👉 Pour les 45-64 ans:
Constat assez similaire, avec hausse de la mortalité par rapport à 2020, à partir de septembre 2021.
👉 Pour les 65+:
Les décès Covid sont très significatifs pour les personnes âgées de plus de 65 ans. C’est dans ces tranches d’âge que se concentrent la grande partie des décès.
Maintenant que nous avons enfoncé des portes ouvertes en rappelant que le Covid19 a essentiellement touché des personnes du troisième et du quatrième âge, dont le nombre avait plus que doublé en 20 ans, voyageons dans le temps.
Toujours grâce aux données Statbel, nous pouvons constater que la mortalité en 1992 a été aussi importante qu’en 2020.
La population du troisième et du quatrième âge étant plus nombreuse, le nombre de décès en valeur absolue est également plus impressionnant.
Comment se fait-il que cette mortalité comparable, finalement, ait provoqué un tel débordement de mesures liberticides en 2020?
✨ La sur-mortalité liée à l'épidémie de Covid en Belgique.
Sur le site de Sciensano, nous pouvons trouver la mortalité quotidienne du Covid.
Si on enlève cette mortalité liée au covid des décès "toutes causes" de Statbel, on peut avoir une idée du nombre de décès "autres causes".
Nous pouvons voir sur le graphique 5 les décès "covid" en rouge foncé, les décès "autres causes" en rouge clair et l’attendu calculé par Sciensano en noir.
Les deux pics de décès Covid début et fin 2020 sont bien visibles.
Nous pouvons voir également les épisodes d’épidémie de grippe début 2017 et mars 2018.
L’année 2019 n’a pas présenté de pic épidémique de grippe.
Ce qui a eu pour conséquence que des personnes du groupe des 85+ (qui a plus que doublé en 20 ans) ne sont pas décédées à ce moment là et on pu l’être plus "facilement" début 2020.
Nous voyons également que le modèle de Sciensano représente bien les décès attendus, sauf pour les épisodes grippaux pour lesquels la prévision est plus complexe à réaliser.
Vous pouvez remarquer que les décès "covid" apparaissent sous la courbe de l’attendu.
Nous pouvons donc en déduire que de nombreux décès ont été catégorisés "Covid" alors que la cause du décès était autre, ce qui confirme notre analyse d'hier.
Étrangement, depuis fin septembre 2021, les décès sont supérieurs à l’attendu sans être tous des décès Covid.
Ce point devrait attirer l'attention de tous les médecins épidémiologistes de ce pays car les autres années, entre l’été et l’hiver, l’attendu coïncide presque parfaitement avec les décès rencontrés.
Ce n’est pas le cas depuis l’été 2021, ce qui signifie qu'il se passe quelque chose provoquant une sur-mortalité non attribuable entièrement au covid, depuis cette période.
Une véritable politique de santé publique s'intéresserait à ce phénomène et en chercherait la cause.
Maintenant, comparons l’évolution des contaminations par rapport à la barre oblique noire, qui représente le taux de vaccination de ceux ayant reçu au moins 2 doses + 14 jours (d’après les données Sciensano – par date de rapport) :
On observe effectivement une légère efficacité pour contrer la contamination.
Mais elle ne concerne 15% des vaccinés, en regardant les chiffres globaux (période du 6 au 19 décémbre 2021, bulletin épidémiologique hebdomadaire Sciensano du 24 décembre 2021.)
Faut-il rendre la vaccination obligatoire, des soignants, voir de la population générale pour arrêter les transmissions ?
Même si les contaminations sont légèrement réduites chez les vaccinés (de 1/6), la vaccination obligatoire n'arrêtera pas les transmissions.
2. Se protéger des formes graves:
Cet argument est essentiellement utilisé de manière émotionnelle pour jeter l’opprobre sur les personnes non vaccinées qui sont rendues responsables de la surcharge hospitalière, de la fatigue des soignants, des interventions chirurgicales repoussées.
Nous entendons régulièrement nos ministres, représentants et experts parler d’engorgement hospitalier à cause des patients Covid, des non vaccinés sur-représentés.
Nos hôpitaux sont-ils réellement engorgés de patients Covid ?
D'après le SPF Santé, en 2019, la Belgique comptait un peu plus de 40.000 lits agrées.
Puisque gouvernement et médias nous parlent de « système de santé » et des « hôpitaux », sans distinguer le type de lit, d’hospitalisation, etc. , prenons le total des lits agréés comme référence.
Sciensano nous donne le total des personnes hospitalisées pour Covid chaque jour.
Transcrit en graphique, voici ce que cela donne :
Voyons maintenant ce que représentent les admissions des vaccinés et des non vaccinés dans les hospitalisations à travers les chiffres des rapports Sciensano (habituellement p. 29) mis en graphique:
Il faut constater que si notre système de soins de santé est surchargé, ce n'est pas à cause de la présence massive de patients (vaccinés ou non) atteints de Covid19.
Le problème est ailleurs et probablement au niveau du manque de personnel pour prendre en charge des patients toujours plus vieilissants (pour rappel, la population de 85+ a augmenté de 127% en 20 ans), obligeant à fermer régulièrement des lits, voir des unités entières alors que cette proportion de plus en plus importante de personnes très âgées demandent plus de soins.
Ce phénomène n'est pas nouveau et pouvait parfaitement être anticipé mais rien n'a jamais été entrepris pour le résoudre:
- les professions paramédicales et médicales ne sont plus attractives depuis des années.
- le temps de carrière de plus en plus court
Et ces phénomènes pré-existaient à l'arrivée de la Covid-19.
La vaccination obligatoire contre un virus saisonnier, zoonose hautement mutable ne va absolument rien résoudre aux problèmes structurels auxquels doivent faire face nos hôpitaux depuis toutes ces années.
Ne soyons pas naïfs.
3. Eviter de submerger les USI.
Q’est ce qui permet à nos politiques d’affirmer que les non vaccinés ont 7x plus de risque de se retrouver aux soins intensifs ?
C’est la comparaison entre le nombre de patients en soins intensifs non vaccinés rapporté au total de personnes non vaccinées, comparée au nombre de patients en soins intensifs vaccinés rapporté au total de personnes vaccinées.
Cependant, il y a un problème logique et de taille dans cette comparaison: on rapporte les chiffres aux mauvais groupes.
Lorsque Sciensano rapporte le nombre de patients non vaccinés à l'USI à la population non vaccinée, il considère qu'une personne non infectée est susceptible d'être admise à l'USI pour Covid, ce qui est un non sens.
Dans le monde réel, un patient n'est admis à l'USI pour Covid que s'il est atteint d'un Covid sévère.
Dans le monde réel, il faut être contaminé pour être admis à l'hôpital.
Le taux d'entrées aux soins intensifs de personnes non vaccinées devrait être calculé sur le nombre d'hospitalisations de personnes non vaccinées.
Et le taux d'hospitalisations de personnes non vaccinées devrait être calculé sur le nombre de contaminations de personnes non vaccinées.
Et le taux de contaminations de personnes non vaccinées devrait être calculé sur la population globale de personnes non vaccinées; par tranche d'âge.
Ainsi, d'après Sciensano, pour la période allant du 6 au 19 décembre 2021, pour l'ensemble de la population belge (environ 10 024 600 personnes), on observe:
- un taux de contamination de 0.76% parmi la population vaccinée contre 0.24% dans la population non vaccinée;
- un taux d'hospitalisation de 0.016% parmi la population vaccinée contre 0.01% dans la population non vaccinée;
- un taux d'hospitalisation aux soins intensifs de 0.032% parmis la population vaccinée contre 0.027% dans la population non vaccinée.
Les membres du gouvernement et les experts de plateaux télé ne peuvent pas continuer à affirmer que les patients non vaccinés sont sur-représentés à l'hôpital ni même aux soins intensifs.
Notez qu'en criant à la surcharge hospitalière, notre gouvernement nous avoue que notre pays n’est pas capable d’accueillir ¼ de point de pourcentage de la population dans notre système hospitalier, ni 6 millièmes de pourcentage de la population dans nos soins intensifs.
Je n'ose pas imaginer ce qui arrivera le jour où nous serons réellement confronté à une maladie mortelle...
Aucun plan politique et économique n’a été mis sur la table pour solutionner les problèmes structurels auxquels font face nos hôpitaux.
Aucun plan politique, économique ou médical n'a été mis sur la table pour renforcer le système de soins de santé de première ligne afin de ... soigner les patients.
Sommes-nous naïfs au point de penser que seule la vaccination anticovid obligatoire va solutionner 30 ans de mal-gestion du système de soins de santé ?
En 20 ans, le nombre de personnes âgées de plus de 85+ ans à plus que doublé: une augmentation de 127%.
Aucune approche politique n'a anticipé ce vieillissement de la population, qui s'accompagne pourtant régulièrement de pathologies liées à l'âge et donc, accroit la demande de soins et d'hospitalisation.
Pendant deux ans, mortalité et excès de demande en soins et hospitalisations ont été mis sur le dos du virus, avec la vaccination comme seule solution.
Plusieurs arguments sont utilisés en faveur de la vaccination obligatoire. Je vous propose de les passer en revue les uns après les autres.
1. Se protéger et protéger les autres des contaminations.
Monsieur Vandenbroucke disait à la chambre que « le devoir de quelqu’un, qui est prestataire de soins, est de protéger ses patients et protéger soi-même »
Dans l’émission Matin première du lundi 29 Novembre 2021, le premier ministre De Croo disait qu’il est normal « que comme patient, je puisse exiger que la personne qui vient me soigner ne me mette pas en danger de manière additionnelle. »
Le présupposé de messieurs De Croo et Vandenbroucke est qu’un vacciné ne peut pas être contaminé ni transmettre le virus.
Alors, les vaccins empêchent-ils la transmission (évitent-ils la circulation du virus)?
Non.
Il est admis par tous aujourd'hui que les vaccins anticovid n'empêchent pas la transmission. Une personne vaccinée continue à transmettre le virus autour d'elle.
Nous savons depuis fin juillet 2021, grâce à Monsieur Anthony Fauci, le Monsieur Covid des Etats-Unis que les vaccinés ont une charge virale similaire aux non vaccinés
Oui, mais les vaccins empêchent de tomber malade.
Et donc, plus il y a de personnes vaccinées, moins le virus peut se transmettre.
Il faut donc imposer la vaccination pour empêcher les non vaccinés de tomber malades.
Cette affirmation part du principe que parmi la population de non vaccinés, personne n'a développé d'immunité naturelle, ce que nous savons être faux.
Alors, les vaccins empêchent-ils la contamination (protègent-ils) ?
Non.
On observe des contaminations parmi les personnes vaccinées.
Le rapport Sciensano du 24 décembre 2021 nous montre qu’il y a également des contaminations parmi les personnes triple vaccinées.
Les vaccins ne protègent donc pas complètement contre la contamination.
On pourrait objecter, bien sûr, qu'ils « diminuent quand même le risque de contaminations ».
D’accord mais dans quelle mesure les vaccins diminuent-ils les contaminations? Parce qu'imposer une vaccination en phase d'essais clinique nécessite de pouvoir prouver une certaine proportionnalité. Les soignants contraints de se faire vacciner vont-ils drastiquement diminuer leur risque de contamination?
Pour le savoir, il nous suffit de comparer l'évolution de la campagne de vaccination en Belgique à l'évolution des contaminations.
Voici le schéma de l’évolution du taux de vaccination 2 doses + 14 jours en Belgique.
Petite anecdote savoureuse, cet article d'archive, qui date d'avril 2020.
La Belgique, dans un grand, un beau, un merveilleux élan de solidarité, répond à l'appel de Félix Tshisekedi, au Congo en lui envoyant un million de comprimés de chloroquine.
Et cet envoi est bel et bien réalisé pour aider nos amis africains à prendre en charge de façon précoce les patients atteints de Covid19.
"Ces molécules dont les vertus thérapeutiques par rapport au Covid-19 font aujourd’hui partie du protocole retenu par les scientifiques du Secrétariat technique pour la prise en charge des patients de cette endémie.".
Nous nous reposons la question: pourquoi les belges n'ont-ils pas été traités, gratuitement, précocement, avec l'HQ envoyée en Afrique?
Rappelons également que la très complotiste revue anti-sciences Nature a redonné tout récemment ces lettres de noblesse à l'ivermectine.
Comment peut-on encore, en janvier 2022, plébisciter le remdesivir pendant les débats officiels au Parlement? (Johan Neyts, virologue à la KUL, ayant déclaré n'avoir aucun conflit d'intérêt, alors que nous savons que son hôpital et son université reçoivent des subsides de la part de l'industrie pharmaceutique).
Alors qu'il est acquis que:
- le remdesivir est un toxique cardiaque pouvant causer des arythmies.
- c'est un traitement qui favorise les mutations, dont N501Y du variant anglais et sud-africain
- même l'OMS ne recommande plus l'administration de ce traitement dans le cadre de la gestion de la pandémie et ce depuis NOVEMBRE 2020.
Parlons un peu "chiffres".
Souvenez-vous, en 2020, la Belgique, après avoir fait face à sa première vague de Covid19, dénombrait un grand nombre de décès DU covid.
Enfin, cette affirmation doit être modérée par deux rappels importants.
1. Une recommandation étrange émanant de l'OMS: (page3):
« Un décès dû à la COVID-19 ne peut pas être imputé à une autre maladie et doit être comptabilisé indépendamment des affections préexistantes qui sont soupçonnées d’avoir déclenché une évolution grave de la COVID-19."
Cela signifie que si vous êtes sur votre lit de mort avec un cancer en stade terminal mais que votre test revient positif au Covid19 (même sans symptômes) : vous serez officiellement décédé de Covid19.
2. L'absence de testing des personnes symptomatiques au moment du pic épidémique:
Rappelez-vous, ce n'est qu'en avril 2020 que la Belgique, via l'AFMPS, a conclu un contrat avec DiaSorin pour la commande de 1 million de tests.
Facture: 7 millions, pour les tests les moins fiables du marché.
Entre le début officiel de l'épidémie et la réception de cette commande de tests, on testait peu, en Belgique et nous étions encore dans la période épidémique de la grippe.
Ainsi, le journal télévisé du 15 juin 2020, à 19h30, à la RTBF précise que sur les 9661 décès attribués au virus, 3789 sont des cas possibles mais non avérés parce que non testés.
En Angleterre, par exemple, l’ONS nous apprend que, de janvier 2020 à fin septembre 2021, seuls 17.371 personnes sont mortes DU covid, dont 9.400 en 2020.
ONS - Office National for Statistics, Freedom of Information
En été 2020, la Belgique s'est mise à tester tout le monde, y compris des personnes en bonne santé, avec des tests à visée diagnostic et non à visée de dépistage.
Cette stratégie de dépistage avec des tests non fiables sur des personnes en bonne santé a complètement faussé la cartographie de l'évolution de l'épidémie, à cause du nombre important de faux positifs.
La question reste donc posée: les belges sont-ils décédés du covid, avec le covid, de l'absence de prise en charge médicamenteuse précoce, de la fermeture des consultations et des retards de diagnostic d'autres pathologies, du syndrome de glissement?
Dans cette carte blanche, Caroline Vandermeeren, docteur en biotechnologie, s'inquiète dès le mois d'avril 2020, de à la manipulation des données par Sciensano dans les graphiques publiés.
Les objectifs de Sciensano seraient-ils de faire coller les données aux objectifs politiques?
L'absence de testing pour gonfler les chiffres.
Voir notre post sur l'absence de testing au moment du pic épidémique, ce qui a permis de classer dans les contaminations/ hospitalisations/ décès attribués au covid tous les cas de maladies respiratoires saisonnières autres.
Ca et le décompte des décès quotidiens, sans aucune mise en perspective, a laissé penser à la population que nous sommes face à une pandémie qui décime la population, sans distinction d'âge ou d'état de santé général.
Le testing massif pour gonfler les chiffres.
Nous apprenons, via une interview de Jean Gerain (infectiologue au Chirec):
"Nous avons encore des patients qui présentent des frottis positifs, des frottis qui sont fait dans le cadre de dépistage par exemple. Il y a des patients hospitalisés pour autre chose et qui ont encore un frottis positif, car ils ont eu un frottis positif, il y a des semaines. Ils en ont guéri mais ils restent porteurs de morceaux de virus morts, détectés par le frottis."
Autrement dit, on compte comme "nouveaux cas" des gens qui ont été positifs il y a des semaines et qu'on recontrôle dans le cadre d'une hospitalisation, quelque temps plus tard.
Ils ne sont pas hospitalisés pour covid, ils viennent pour autre chose, ils sont asymptomatiques (autrement dit, en bonne santé) mais le protocole de l'hôpital exige d'eux un test PCR.
Test PCR qui, faut-il le rappeler, réagit aux débris de virus mort pendant des semaines APRÈS l'infection.
De cette façon, les chiffres des hospitalisations POUR covid sont, tout comme les contaminations, artificiellement gonflés.
Jouer sur les échelles pour gonfler les graphiques.
Aussi, cet été 2020, pour donner une impression de flambée épidémique, Sciensano n'hésite pas à jouer sur les échelles et/ ou sur les mots.
Ici, il s'agit des données de Sciensano pour la province de Namur pour le mois de juillet 2020.
Si vous faites bien attention, le graphique du bas présente les données sur une échelle de 3.5 à 5 hospitalisations!
Donc, une hospitalisation en plus semble faire une énorme différence...
Voilà qui permet de donner l'impression de l'existence d'une "vague estivale".
Mais en juillet, cela oscille entre 4 et 5 hospitalisations, chaque hospitalisation supplémentaire donne l'impression de vivre un pic épidémique.
Selon les 2 premiers graphiques, entre le 9 et 14 juillet 2020, il y a 1 hospitalisation pour 5 sorties. Logiquement, le nombre d'hospitalisations devrait avoir diminué de 4.
Or, dans le dernier graphique, il a diminué de 1 ! Pourquoi? C'est un mystère.
Compter deux tests distincts chez un seul et même patient... pour gonfler les chiffres.
« 𝘓𝘦𝘴 𝘤𝘩𝘪𝘧𝘧𝘳𝘦𝘴 𝘥𝘰𝘶𝘣𝘭𝘦𝘯𝘵, 𝘴𝘦𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 𝘢𝘱𝘳è𝘴 𝘴𝘦𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦. 𝘑𝘰𝘶𝘳 𝘢𝘱𝘳è𝘴 𝘫𝘰𝘶𝘳, 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘩𝘪𝘧𝘧𝘳𝘦𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘴𝘶𝘱é𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳𝘴 à 𝘤𝘦𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘮𝘢𝘳𝘴 𝘢𝘷𝘳𝘪𝘭 », c'est en tout cas ce qu'affirmait Alexander De Croo, premier ministre belge, en ocotbre 2020, pour justifier l'annonce des mesures restrictives très draconiennes qui seraient imposées aux Belges à partir du 19 ocotbre, par le gouvernement fédéral.
Or, notre premier ministre ne se fondait que sur le seul indicateur au rouge: celui des positifs aux tests (appelés abusivement "cas" par Sciensano pour faire passer l'idée qu'il s'agit entièrement de "malades").
Pourtant, à cette période, le nombre d'hospitalisations était trois fois plus petit que celui de la phase aigüe (mars-avril).
Encore une preuve, si nécessaire, qu'inclure près de 50% de faux positifs par le recours à un nombre exacerbé de cycles d'amplification du matériel génétique permet d'obtenir un nombre surdimensionné de positifs par la détection de simples fragments de virus "morts" (non cultivables) ou d'une infection ancienne non active.
Ce gonflement de l'épidémie est rendu encore plus facile grâce à ce petit stratagème, utilisé depuis plusieurs mois et découvert en page 5, sous un tableau d'un rapport Sciensano "tests covid-19 effectués par le réseau des laboratoires et la plateforme nationale de tests" :
« Note: Les données des 48 dernières heures doivent encore être consolidées. Quant aux données des autres jours, elles peuvent encore être complétées par des données de laboratoires qui déclareraient rétroactivement. Les tests antigènes et PCR sont tous deux représentés: si un échantillon a été soumis à la fois à un test PCR et à un test antigène, on considère qu'il s'agit DE DEUX TESTS DISTINCTS. »
Il fallait oser... purement et simplement dédoubler les "cas".
En 2021, la communication des experts et du gouvernement va s'adapter en fonction des différentes phases de la campagne de vaccination.
Alors que le quatrième et le troisième âge sont vaccinés ainsi que les 30-65 ans, la campagne de vaccination s'ouvre aux jeunes et aux adolescents dès 16 ans.
Omettre de rapporter les chiffres à la bonne population pour inciter les jeunes à se faire vacciner.
Lors de la conférence de presse du 25 mai, Sabine Stordeurt (Task Force Vaccination) insiste.
Mot à mot - 23'53'':
"Parallèlement, l’hospitalisation des 20 à 39 ans tend à rejoindre et à dépasser celle des plus de 80 ans.
Cela démontre non seulement l’efficacité du vaccin contre les formes sévères de la maladie mais aussi l’utilité de se faire vacciner quel que soit votre âge. Ce n’est pas un argument, ce n’est pas une hypothèse, ce sont des faits."
Des faits?
On parle ici des courbes rouge (80+) et vert clair (20 à 39). Soit environ 14% des hospitalisés pour chaque tranche d'âge.
En semaine 18, il y a eu 1.139 admissions (Sciensano - open data). 159 pour la tranche d'âge des "20-39 ans" et 159 pour les "80+".
Ce que Sabine Stordeur ne dit pas, c'est que la population des 20-49 ans représente 2.899.935 personnes alors que celle des 80+ seulement 656.787 personnes, soit un ratio de 4,42.
Si on égalise la population, il y aurait 704 personnes de 80+ ans pour seulement 159 personnes de "20-39 ans".
Donc, les belges dans la tranche d'âge des 80+, dont 90% a reçu leur première dose ont 4.42 fois plus de risque de se faire admettre à l'hôpital qu'un jeune non vacciné de la tranche d'âge des 20-39 ans.
Ca change un peu la couleur de la communication...
Début août 2021, l'objectif est atteint: avec 70% de la population totale ayant reçu une première dose, l'objectif implicite du gouvernement est atteint. Et durant la première semaine de septembre, ce taux concernera aussi la 2ème dose.
Ces chiffres placent la Belgique devant le Royaume-Uni et Israël.
Pourtant, début septembre, le gouvernement décide d'activer le plan "Surge Capacity" 1A, c'est-à-dire réserver (et donc, laisser vides) 500 lits USI et 2.000 lits "normaux" réservés "Covid".
Cette décision est prise alors que pendant les 16 jours précédents, le nombre d'hospitalisés tourne autour des 650-700 et les personnes aux USI tourne autour des 200, soit 10% de la capacité du pays (1992 lits USI).
Cette décision aura pour conséquence de devoir reporter certaines interventions chirurgicales qui nécessitent une surveillance USI post-op, ce qui sera reproché aux non vaccinés.
Pourtant, d'après le rapport Sciensano de cette période, le calcul des différences (calcul des incréments) entre les chiffres publiés (cumulatifs) de semaine en semaine montre que, du 23 au 29 août, 68% des cas détectés chez des personnes pourtant entièrement immunisées (2 doses + 14 jours) sont symptomatiques.
Comment peut-on, avec 68% de doubles vaccinés symptomatiques, accuser les non-vaccinés d'engorger les hôpitaux alors qu'il est impossible de comparer en faisant ce calcul pour les symptomatiques "non-immunisés" car Sciensano ne montre pas ces données?
Compter des personnes vaccinées comme non vaccinées pour gonfler les chiffres de contamination dans la population "non vaccinée".
Pour Sciensano, une personne immunisée est "une personne entièrement vaccinée depuis au moins 14 jours sont considérées comme totalement immunisées". Une personne ne correspondant pas à cette définition est "non-immunisée".
Cela signifie que dans les hospitalisations (y compris à l'USI) des personnes non vaccinées, on compte également les personnes ayant déjà reçu une dose ou deux doses de vaccins depuis moins de 14 jours et
- hospitalisées pour covid
- hospitalisées avec covid
Ce qui permet de dégonfler d'une part le nombre d'hospitalisations des personnes vaccinées et de gonfler artificiellement d'autre part, le nombre d'hospitalisations des personnes "non vaccinées".
Cette petite subtilité de calcul permet de ne pas devoir rendre compte à la pharmacovigilance d'une phénomène pourtant connu depuis les essais cliniques.
En effet, pendant les essais Pfizer, il y a eu 409 cas de Covid19 dans les 7 jours parmi les vaccinés (contre 287 dans le groupe "placebo").
Il est possible que ce soit une réactogénicité du vaccin et comme ces produits ont reçu une AMM temporaire parce que nous sommes en phase II et III des essais cliniques, dont une phase de pharmacovigilance accrue, tous les patients covid positifs une dose et deux doses de moins de 14 jours devraient être remontés à la pharmacovigilance.
Les compter comme "non immunisé" indique que cela n'est probablement pas fait.
A partir de septembre 2021, la supercherie va un chouilla plus loin à partir du moment où la Belgique propose une troisième dose.
Fin septembre, les rapports de Sciensano intègre une nouvelle lettre dans l'onglet "VACC".
Nous avions :
Il y a maintenant la Dose additionnelle (DA) pour le booster.
Ce qui implique que, dans le nombre de patients "non vaccinés" hospitalisés, on retrouve en réalité:
- des patients D1
- des patients D2
- des patients DA de moins de 14 jours.
Mais attention, un D2 ayant reçu sa 2e dose depuis plus de 5 mois est également considéré comme "non vacciné"... Cette petite anecdote signe officiellement que nos experts et nos politiques admettent que la durée d'efficacité du traitement vaccinal n'est que de 5 mois.
C'est vraiment malhonnête d'avoir osé dire en conférence de presse que nous vivions une épidémie de "non vaccinés" dans ces conditions.
Tenir compte des chiffres les plus hauts, pour soutenir les décisions politiques.
Plus simplement, notre ministre de la santé se contente de sélectionner les chiffres pour soutenir son discours.
Pour soutenir la décision d'élargir le Covid Safe Ticket à la vie quotidienne des belges, Monsieur Vandenbroucke a parlé "d'explosion" des contaminations (et faut-il rappeler qu'un "cas" n'est pas un malade?).
Comment a-t-il pu soutenir cette "explosion"? En prenant en référence les chiffres du:
Ce qu'il ne dit pas, c'est que Sciensano étant fermé le weekend, le nombre de cas présenté les lundis sont toujours supérieurs à ceux des autres jours parce qu'ils contiennent un rattrapage des données du samedi et du dimanche.
En réalité, en faisant la moyenne de 7 jours, avec les données des weekends (Samedi 06/11 : 6.444, Dimanche 07/11 : 4.061, Samedi 13/11 : 8.336, Dimanche 14/11 : 5.478), la couleur de "l'explosion" (de l'Etat de Droit) est bien différente:
* 08/11 : 9.911
* 15/11 : 11.077
Soit une augmentation de 1.116 car en 7 jours, 167 cas par jours, sachant que:
- certains sont de faux positifs,
- d'autres ne sont pas malades,
- ceux qui sont symptomatiques ne seront pas tous hospitalisés pour des formes graves.
Vraiment, on compte bien, en Belgique.
Et on ré-invente aussi la langue.
Changer les définitions pour inciter à prendre le booster.
Entre ces deux tableaux, il y a une semaine de délais.
Premier constat: les "non vaccinés" passent de 1,55 à 1,28 millions.
Cette différence de 273.000 est inexplicable sauf par un changement de définition car la moyenne de primo vaccinés par semaine pour les 18+ est de 40.000.
Et c'est effectivement ce qui s'est passé, comme nous l'explique la FAQ de Sciensano, mise à jour le 20 janvier 2022.
La différence est encore plus frappante pour les 18-64 ans: la diminution est de 335.000 alors que la moyenne des primo vaccinés est de 35.000 par semaine (10x moins).
C'est curieux, cette subite volonté de diminuer la proportion de "non vaccinés" alors que tout est fait, habituellement, pour gonfler ses rangs.
La conséquence de cette petite manipulation est simple: puisque on a modifié le dénominateur, les proportions vont drastiquement changer.
Or, en cette fin janvier, l'objectif de la communication gouvernementale est d'encourager la population à se faire booster. Il faut donc convaincre que le booster est efficace.
Le changement de définition de Sciensano, opéré juste avant le Codeco du 21 janvier, permet de modifier le calcul de l'incidence.
Si on divise 1000 cas par 100 personnes, on obtient une incidence de 10. Et si, en modifiant une définition, on peut diviser ces 1000 cas par 50, on obtient une incidence de 20.
Si en plus de diminuer le nombre de non vaccinés, on augmente le nombre de Boost, on obtient un effet multiplicateur sur le calcul de la réduction du risque relatif.
C'est ce qu'on voit dans le tableau partagé plus haut.
Le nombre de "vaccinés" devrait diminuer d’autant que le nombre de "boostés" augmente. Or, les "boostés" augmentent de 520.000 là où les "vaccinés" ne diminuent que de 150.000.
C'est magique!
Si on divise 1000 cas par 100 personnes, on obtient une incidence de 10. Et, en modifiant la définition de "non vaccinés", on peut diviser 1000 cas par 50, on obtient une incidence de 20.
On a donc augmenté l'incidence des non vaccinés à 20 et parallèlement, on a diminué l'incidence des boostés à 5.
Et c'est à partir de cette incidence que la réduction relative du risque des 2 doses + Boost est calculée: plus l'incidence de départ est haute, plus la réduction du risque est grande.
La petite modification de définition de Sciensano permet de présenter une réduction du risque importante mais... totalement artificielle.
Très utile en pleine campagne de boost.
Cependant, dans le tableau du 14/01, la population totale de 9.8 millions correspond +- à la population de Statbel.
Mais dans celui du 21/01, il y a un excès de près de 700.000 personnes dont la grosse majorité est fournie par les Boost des 65+
Au total, le nombre de Boost passe de 3,45 à 4,66 millions en une semaine, soit 1,2 millions, ce qui est impossible puisque, dans la réalité, la plus grosse semaine, le nombre max de booster est de 850.000.
Il y en a trop.
D'où viennent-ils?
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Sources :
Rapports épidémiologiques et Open Data Sciensano du 21/01/2022.
Dans le rapport du 28/01/2022, les excès de boosts sont corrigés mais le nombre de nouveaux vaccinés est resté celui d'après le "changement de définition" apporté par Sciensano + données Stabel.
Les nombres de la population sont calculés à partir de la transcription des valeurs suivantes:
- Moyenne journalière du nombre de nouveaux cas Covid-19
- Incidence cumulée sur 14 jours
qu'on trouve dans les rapports épidémiologiques de Sciensano.
Invariables :
- Chiffres de la population de Statbel
C'est sur base de ce genre de chiffres que notre gouvernement prend ses décisions, notamment le changement de la durée de validité du CST.
En effet, grâce à la "petite modification de définition" (une subtilité de langage) de Sciensano, le gouvernement a pu annoncer à l'ensemble des belges qu'une dose de rappel (booster) constitue une protection importante contre le virus.
Et donc, par conséquent, le Comité de concertation a décidé de faire passer la durée de validité du certificat de vaccination dans le Covid Safe Ticket de 270 jours à 150 jours à compter du 1er mars.
Ou encore la prolongation du CST et de la loi pandémie.
Le commissaire Corona, Pedro Facon, se prononce plutôt pour un certificat corona réservé aux vaccinés, un Covid Safe Ticket valable uniquement pour les personnes vaccinées avec le schéma complet (dont personne ne connaît la teneur aujourd'hui: 3 doses, 4 doses, 10 doses?).
Pour Monsieur Facon, l'obligation vaccinale n'est pas le meilleur scénario.
Le pass est beaucoup plus simple à mettre en place.
Plus simple peut-être, mais légal?
Faut-il rappeler que la Cour d'Appel de Liège a constaté dans son jugement contre le CST, que le décret wallon viole l’article 36.4 du RGPD et que la Région wallonne a, prima facie, commis une faute en raison de cette violation?
La Cour a même été plus loin en disant qu'il ne fait aucun doute que le décret wallon est contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme et à la Charte des droits fondamentaux, notamment en ce qu’elles garantissent le droit au respect de la vie privée ou encore le droit à la non-discrimination.
Un certificat corona, encore plus contraignant, ne pourrait qu'être également contraire à la Convention européenne des droits de l'Homme et à la Charte européenne des droits fondamentaux.
La Cour d’appel s’est livrée à une interprétation de la proportionnalité du CST dans sa présentation actuelle: preuve de vaccination/ preuve de rétablissement/ preuve de test négatif.
Cette proportionnalité est la condition nécessaire pour que des restrictions puissent être apportées aux libertés.
Le CST, mesure proportionnelle, à certaines conditions.
La Cour d'Appel de Liège a considéré que le CST prouve sa proportionnalité compte tenu que, d’une part, la vaccination n’est pas obligatoire en sorte que ceux qui font le choix de ne pas se faire vacciner le font en toute légalité et ont encore la possibilité de se faire tester pour avoir accès à certains lieux.
Il peut en être déduit qu’un certificat corona serait, a contrario, disproportionné.
La juridiction rappelle enfin que si la mesure est justifiée au moment très précis du prononcé de l’arrêt, elle ne pourrait être prolongée sans une analyse de la situation épidémiologique et maintenue si cette dernière ne le justifie pas.
La mise en place d'un certificat corona hors de conditions épidémiologiques très précises ne trouverait plus aucun argument pour justifier sa nécessité.
La conclusion de la Cour est claire: si elle considère le Covid Safe Ticket comme une mesure proportionnée et nécessaire au moment du prononcé de l’arrêt, elle affirme également que « le Covid Safe Ticket est un délicat précédent contraire, d’une part, aux libertés telles que consacrées par les normes internationales ou notre Constitution et, d’autre part, à une philosophie de non contrôle social. Il comporte en outre un risque d’entrave au secret médical et au respect de la vie privée ».
La cour termine son arrêt en rappelant que des mesures restrictives de libertés ne peuvent être prises afin de pallier aux carences en termes de politique de santé publique.
Monsieur Facon devrait peut-être revoir sa copie après lecture du jugement de la Cour d'Appel de Liège?
Dans le cadre de la gestion de la pandémie de COVID-19 qui sévit depuis quasiment deux ans, les autorités envisagent la possibilité de rendre obligatoire le vaccin contre le virus, du moins chez certaines catégories de travailleurs, notamment les travailleurs des soins de santé.
Dans le principe, l’obligation vaccinale n’est pas illicite en soi, mais répond à des conditions strictes.
En ce qui concerne la Covid-19 :
ne militent pas en faveur de la vaccination obligatoire comme mesure proportionnée.
Le 8 avril 2021, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt dans l’affaire Vavřička et autres contre la République tchèque. (CEDH, Vavřička and others v. the Czech Republic, 8 avril 2021).
Dans cet arrêt, la CEDH stipule qu'une obligation vaccinale n'est pas contraire aux droits humains mais donne également un cadre très clair à cette obligation: elle ne peut concerner que des maladies contre lesquelles la vaccination est estimée sûre et efficace par la communauté scientifique.
La Cour ne conteste pas que des vaccins totalement sûrs puissent occasionner quelques effets néfastes dans de rares cas. Les organes de la Convention soulignent qu’il est important de prendre toutes les précautions qui s’imposent avant la vaccination.
Enfin, la CEDH constate également que cette obligation ne va pas à l'encontre des droits humains car les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants s’exposent à une amende relativement modérée qui ne peut être infligée qu’une seule fois.
Par ailleurs, la Cour constate que si la vaccination est une obligation légale, il n’est pas possible d’en imposer directement l’observation, par la force.
En résumé, la Cour, dans son examen de la proportionnalité des mesures en cause, prend en considération la lourdeur de la sanction en cas de non-respect desdites mesures.
On peut se demander si, dans le cas particulier des vaccins contre la COVID19, nous disposons du recul nécessaire, en comparaison de vaccins bien connus de la médecine tels que ceux qui faisaient l’objet de l’affaire Vavřička.
Peuvent-ils, au même titre que ces vaccins, être considérés comme sûrs et efficaces et comme présentant un risque minime pour la santé publique ?
Dans le cas des produits de nouvelles technologies contre la Covid19, le consensus scientifique, malgré la censure, n'est pas évident.
Faut-il encore vous rappeler que nous n'avons pas le recul nécessaire, notamment en terme de carcinogénécité, pour connaître les effets indésirables à 5 ans et que les essais cliniques de phases II et III ne sont pas terminés?
Jusqu'à présent, la vaccination n'est jamais parvenue à venir à bout de maladies respiratoires, zoonose saisonnière.
Les vaccins anticovid ont montré le peu d'impact qu'ils ont sur la transmission, nous en avons encore un exemple éclatant avec l'Autriche qui a confiné les non vaccinés pendant un mois.
La démonstration ne doit plus être faite que si notre système hospitalier a été débordé, ce n'est pas tant à cause du virus et des quelques millièmes de pourcent de la population qu'il a fallu accueillir en plus mais surtout à cause du manque de personnel qualifié.
Alors, faut-il risquer de démobiliser plusieurs milliers de soignants en leur imposant une "vaccination" dont ils ne veulent manifestement pas? Et quel serait l'impact de cette perte importante de travailleurs de terrains sur la sécurité des futurs patients? Quel impact sur la sécurité des futurs patients?
D'après ce rapport de la KCE,
"un ratio patients/infirmier supérieur à 8 est généralement considéré comme peu sûr. Un consensus international s'accorde à dire que le ratio de sécurité pour le patient est de max. 4 patients par infirmier pendant la journée et 8 pendant la nuit)."
"Les données administratives indiquent qu’en 2016, dans notre pays, le ratio patients/infirmier était supérieur à 8 pendant 42,90 % des jours de mesure dans des services de chirurgie et médecine interne, [...] Même si depuis 2009, le nombre moyen de jours de « dotation peu sûre » par service a diminué, les résultats sont toujours très préoccupants" nous dit la KCE.
Que va-t-il donc se passer si on empêche quelques milliers de soignants de travailler?
La réponse se trouve toujours dans le rapport de la KCE:
"[...] Il existe un consensus international selon lequel un ratio de plus de 8 patients par infirmier pendant la journée représente une situation dangereuse. Notre étude a montré qu'un nombre significatif de patients belges sont exposés à des ratios considérés comme nuisibles ou dangereux au niveau international. Elle montre également une association constante entre un ratio de plus de 8 patients/infirmier en journée et de moins bons outcomes infirmiers (épuisement professionnel, insatisfaction au travail et intention de quitter la profession) d’une part, un risque plus élevé de soins infirmiers non réalisés d’autre part. Il s'agit là d'une constatation importante puisque les soins infirmiers non réalisés jouent un rôle important dans la relation entre la dotation infirmière et la mortalité."
Il y a une relation entre le nombre de patients à prendre en charge par infirmier et le nombre de soins infirmiers réalisés.
Plus le nombre de patients est grand, plus il y a des risques que des soins infirmiers ne soient pas réalisés.
Et il y a une relation entre ces soins non réalisés faute de temps... et la mortalité des patients.
Qui sera tenu responsable par les famille endeuillées?
Combien de temps faudra-t-il pour avoir un rendez-vous chez un spécialiste?
Combien de temps auront les généralistes encore en activité, à consacrer à chaque patient?
Qui va éteindre les incendies, sachant que les pompiers s'occupent aussi bien de l'aide médicale urgente que du service incendie?
L'Angleterre ne s'y est pas trompée et abandonne l'idée de la vaccination obligatoires des soignants.
Le pays risquait (comme la Belgique) de perdre plusieurs dizaines de milliers de soignants.
Une obligation éthique?
L'éthique a souvent été un argument avancé pour soutenir la proposition d'obligation vaccinale des soignants.
Dans leur note éthique et scientifique concernant l'obligation vaccinale des soignants et de l'ensemble de la population, les auteurs soulignent que les formes graves de la maladie touchent essentiellement des patients à risques (âge ou comorbidités) à présent bien connus et identifiables, et qu’un protocole de prise en charge ambulatoire précoce est reconnu et peut être appliqué en Belgique dès aujourd’hui.
A partir de considérations éthiques et de constats scientifiques actuels, il est évident qu'il faut respecter le consentement libre et éclairé des travailleurs de la santé, sur la base d'une balance risques - bénéfices bien établie et individualisée, tout comme le consentement de la population en générale.
En s’appuyant sur les données de pharmacovigilance actuelle, les auteurs soulignent que l’innocuité des vaccins anti-covid actuels est trop faible pour envisager qu'ils puissent être imposés à tous sans exposer un nombre significatif d'individus sains à des effets secondaires graves.
Enfin, ils soutiennent que le meilleur moyen d’exercer une solidarité efficace et de protéger les patients les plus vulnérables à l'hôpital, n'est pas de vacciner tous les soignants ni toute la population, puisque les vaccins réduisent temporairement les contaminations et les transmissions mais ne les empêchent pas.
Il convient plutôt d’organiser, quand cela apparaît nécessaire, un testing régulier et gratuit des personnes vaccinées et non vaccinées qui travaillent ou demeurent au chevet des patients.
Le 3 novembre 2021, le Conseil supérieur de la santé (CSS) s’est positionné en faveur d’une obligation vaccinale du personnel soignant en s’appuyant sur un avis du Comité consultatif de bioéthique émis en décembre 2020.
Or cet avis, antérieur aux premières campagnes de vaccination, est inévitablement dépassé au regard du questionnement
sociétal et des données de pharmocovigilance à disposition.
Le "PfizerGate" a trouvé très peu d'écho dans la presse et désigne la polémique autour du vaccin Pfizer/BioNTech provoquée par la publication d'un article dans le British Medical Journal mettant en cause les « mauvaises pratiques » de Ventavia, l'une des sociétés chargées de réaliser les essais cliniques de phase III du vaccin Pfizer-BioNTech contre la Covid-19.
L'article du BMJ commence ainsi:
"À l'automne 2020, le président-directeur général de Pfizer, Albert Bourla, a publié une lettre ouverte aux milliards de personnes dans le monde qui investissaient leurs espoirs dans un vaccin sûr et efficace contre le covid-19 pour mettre fin à la pandémie. "Comme je l'ai déjà dit, nous opérons à la vitesse de la science, a écrit Albert Bourla, expliquant au public quand il pouvait s'attendre à ce qu'un vaccin Pfizer soit autorisé aux États-Unis.
Mais, pour les chercheurs qui testaient le vaccin de Pfizer sur plusieurs sites au Texas au cours de cet automne, la rapidité a peut-être été obtenue au détriment de l'intégrité des données et de la sécurité des patients. Un directeur régional qui travaillait pour l'organisme de recherche Ventavia Research Group a déclaré au BMJ que l'entreprise avait falsifié des données, supprimé à l'insu des patients, des employés, des vaccinateurs insuffisamment formés et tardé à assurer le suivi des effets indésirables signalés dans l'essai pivot de phase III de Pfizer.
Le personnel chargé des contrôles de qualité était submergé par le nombre de problèmes qu'il découvrait."
Des effets indésirables sur l'immunité cellulaire.
Avec le Pfizergate, nous avons appris qu'un peu moins de 400 volontaires, sur une cohorte de 17.000 ont eu un Covid après l'injection et que ces données ont été retirées par Valnevia, en toute connaissance de cause par Pfizer.
Ce retrait a permis de cacher tous les éventuels effets toxiques sur le système immunitaire, effets immédiats ou survenant endéans les 3 semaines post-injection.
En effet, l'immunité, ce n'est pas que la production d'anticorps.
Notre corps est également pourvu d'une immunité dites cellulaire qui s'active très rapidement, en quelques heures.
Le fait de retirer les patients ayant contracté le covid dans les trois semaines post-injection permet de ne pas tenir compte de la toxicité du produit sur l'immunité cellulaire dans le dossier qui a été soumis à la FDA et à l'EMA pour recevoir l'AMM temporaire et conditionelle!
Si ces effets rapides avaient été documentés, l'autorisation temporaire de mise sur le marché n'aurait pas pu être donnée car les fabicants n'auraient plus pu prétendre à une efficacité de 97%.
Pire, il aurait fallu tenir compte que dans certains cas (400/ 17.000, soit 2,35% des cas), la vaccination a rendu les volontaires plus sensibles au SARS-Cov2 par une effet négatif sur leur immunité cellulaire.
Autrement dit, sur la population doublement vaccinée en Belgique le 3 février 2022 (8.884.933 personnes), potentiellement 208.796 personnes ont vu l'effet protecteur de la vaccination tomber à zéro, voir... s'inverser.
Et donc, avoir un risque accru d'hospitalisation lors de la rencontre avec un nouveau variant, fut-ce-t-il moins sévère.
C'est d'ailleurs ce que montrent les rapports de Public Health England, UK qui rapportent officiellement qu'il y a une diminution marquée des globules blancs chez les personnes complètement vaccinées qui arrivent dans les hôpitaux.
Un comble pour un vaccin qu'on envisage de rendre obligatoire... pour des soignants qui seront en première ligne pour soigner les futurs malades et donc, mis en danger par cette obligation vaccinale.
Un effet protecteur inverse observable aussi en Belgique.
Nous avons eu l'occasion à plusieurs reprises de dénoncer la façon de communiquer de Sciensano et de certains experts.
Ce sujet ne fait pas exception.
On comprend mieux pourquoi dans toutes les statistiques de Sciensano, les personnes vaccinées (que ce soit D1, D2, ou DA) depuis moins de 14 jours sont comptées comme non vaccinées.
Cela permet, comme pour cette fraude lors des essais cliniques, d'aggraver la statistique des non vaccinés et de diminuer les problèmes de la cohorte des vaccinés.
Ceci est fraude scientifique.
Depuis le début de la campagne de boost, on trouve dans les rapports Scienano une drôle d'indication: un taux de réduction du risque "non détectable". Exemple, page 27
Vu les données du graphique disponible sur la même page, il est mathématiquement impossible que la valeur soit statistiquement
* significative pour la différence entre le taux boosté/ non vacciné et
* non- significative pour la différence entre les taux d'infection vacciné/ non vacciné.
Le graphique nous montre que les différences sont très significatives... mais négatives.
Ce qui indique... une augmentation du risque en ce qui concerne les mentions "non détectable" encadrées en rouge.
Et les mentions "non détectable" en bleu?
Si l'outil statistique utilisé par Sciensano n'a pas été capable de donner une valeur statistique significative de la réduction du risque entre les D2 et la DA, c'est peut-être parce que le nombre absolu d'une des catégories est trop faible.
Mais dans ce cas, l'analyse n'a même pas à être réalisée et "non détectable" n'est pas le terme approprié.
Pourquoi stipuler que "l'estimation n'est pas ajustée"?
Pour ouvrir le parapluie en grand: personne ne pourra accuser Sciensano d'avoir induit le public en erreur en assurant d'une sur-estimation de l'efficacité de la vaccination.
Comme personne n'a été lire les point 10.7 et 10.8 de la FAQ donnant les détails de la méthodologie, le biais de lecture sera de la seuls responsabilité du lecteur.
Parce que c'est écrit dans la FAQ que les données utilisées pour calculer la diminution du risque ne sont pas ajustées, qu'on compare donc tout et n'importe quoi et que d'un point de vue scientifique, personne ne peut tirer quoi que ce soit de ces tableaux et certaine pas des conclusions sur l'efficacité de la vaccination et sur la diminution des risques après injection.
(Merci à Caroline Vandermeeren qui nous démontre à nouveau que la communication "scientifique" de Sciensano s'ajuste aux besoins politiques)
Le BMJ dénonce d'autres types de fraude:
Plus inquiétant, depuis que les problèmes avec Ventavia ont été signalés à la FDA en septembre 2020, Pfizer a embauché Ventavia en tant que sous-traitant de recherche sur quatre autres essais cliniques de vaccins:
Le BMJ avait par ailleurs déjà alerté, en mai 2021, que certains volontaires du groupe de contrôle, ceux qui n'avaient pas été vacciné avec le vaccin anticovid à ARN-m afin de pouvoir comparer la survenue d'effets indésirables dans les deux groupes, ont été vaccinés par la suite, empêchant la poursuite de l'observation de la survenue des effets secondaires.
Que penser de ce PfizerGate, d’un point de vue médical ?
Le BMJ conclut:
"On constate un manque de rigueur, un manque de transparence, des essais cliniques pas très scientifiques et, surtout, des vérifications douteuses de la part de l’administration publique américaine des médicaments (FDA) et de son homologue européen (EMA).
Tout cela a permis au vaccin Pfizer de s’imposer à des millions de personnes. Une faute grave du point de vue éthique"
Une faute grave d'un point de vue éthique sur laquelle ne peut se fonder une obligation vaccinale, ni pour la population en général, ni pour les soignants.
Depuis le printemps 2021, en Belgique, les décès sont supérieurs à l’attendu sans être tous des décès Covid.
Phénomène interpellant puisque les autres années, entre l’été et l’hiver, l’attendu coïncide presque parfaitement avec les décès rencontrés.
Ce phénomène est-il localisé géographiquement où touche-t-il d'autres pays européens?
On peut s'en faire une idée en réalisant le même exercice avec la mortalité Covid et la mortalité toutes causes au niveau européen.
Pour cela, il suffit de faire le même exercice: retirer les décès attribuer aux covid des décès toutes causes confondues.
Les informations peuvent être extraites depuis le site internet d’Euromomo pour la mortalité toutes causes et depuis le site OurWorldInData pour la mortalité Covid.
Les pays suivants sont repris dans les données de surveillance de la mortalité d’Euromomo :
Austria, Belgium, Cyprus, Denmark, Estonia, Finland, France, Germany, Germany (Berlin), Germany (Hesse), Greece, Hungary, Ireland, Israel, Italy, Luxembourg, Malta, Netherlands, Norway, Portugal, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland, UK (England), UK (Northern Ireland), UK (Scotland), UK (Wales), and Ukraine.
La distinction entre Berlin et Hesse ne pouvant être faite dans les données de OurWorldInData, toute la mortalité Covid allemande est donc intégrée. Cela signifie que le nombre de morts Covid dans les graphes sera un peu plus élevé que dans la réalité.
On peut constater que le graphique européen est supperposable au graphique belge.
Décès "autres causes" Belgique.
Décès "autres causes" Europe.
Agrandissons quelque peu l’échelle du graphique de droite, afin de mieux déterminer les dépassements de l’attendu de mortalité, en Europe.
Entourées en vert, nous avons deux épisodes de grippe durant l’hiver.
Au niveau européen, contrairement au niveau belge, il y a un léger pic de mortalité pendant la saison grippale 2019, tellement réduit par rapport aux deux années précédentes qu'il n'a pas été entouré.
Les trois premières zones bleues sur la gauche montrent que la mortalité "autres causes" mesurée correspond assez bien avec l’attendu calculé: les lignes rouges claires (la mortalité "autres causes") épousent relativement bien les pointillés noirs (l'attendu) sauf au moment de pics de chaleurs estivales.
La quatrième zone bleue montre un excès de mortalité "autres causes que covid" par rapport à l'attendu dans les pays surveillés par Euromomo et cet excès de mortalité "autres causes" commence vers la semaine 26, le 28 juin, s'amplifie entre la semaine 29 et la semaine 41, soit entre le 19 juillet et le 11 octobre 2021.
Notez qu'il n'y a pas eu de canicule en 2021 pouvant expliquer un pic de mortalité. La flèche bleue dans la 4e zone bleue montre une partie de surmortalité "autres causes" qui atteint quasiment la mortalité due au Covid.
Zoomons encore sur l'année 2021:
Mettre en évidence les décès ‘autres causes’ qui dépasse l’attendu calculé depuis la S24-2021 donne un résultat de 75.554 décès qui sont définis en surmortalité.
Ce ne sont pas des décès ‘Covid’.
De quoi meurent donc les européens, depuis l’été 2021, qui fait que nous rencontrons une surmortalité de plus de 75.000 individus, alors que la mortalité attribuée au Covid ne cesse de décroître?
Les mêmes observations se répètent et ne peuvent plus être considérées comme dues au hasard.
Il n'est éthiquement pas envisageable de restreindre les droits et les libertés fondamentales à l'aide d'un pass vaccinal, ou de rendre la vaccination anticovid obligatoire, à la population en générale, aux plus de 50 ans ou aux soignants sans avoir analysé ce qui entraîne cette hausse de mortalité "autres causes".
Comment se fait-il qu'on puisse constater environ 75.000 décès non attendus en Europe, non attribuables au Covid et sans que l'on sache quel phénomène est en cause de cette sur-mortalité?
Rappelons que nous sommes en phase II et III des essais cliniques des produuits de nouvelles technologies à ARN-m de synthèse ou à vecteur viral OGM et que cela implique une phase de pharmacovigilance accrue.
Chaque médicament mis sur le marché fait l'objet de tests approfondis pour vérifier son efficacité et sa sécurité avant qu'une autorisation de mise sur le marché ne soit accordée.
Cependant, certains effets secondaires ne peuvent être découverts que lorsque le médicament est déjà sur le marché et utilisé par une large population.
Raison pour laquelle les fabricants de médicaments ont des obligations spécifiques dans le cadre de la pharmacovigilance.
Par exemple, les fabricants doivent désigner une personne responsable de la pharmacovigilance au sein de l'entreprise et tous les effets indésirables signalés doivent être enregistrés et évalués.
Chaque Etat membre européen doit disposer d'un système de pharmacovigilance qui fonctionne conjointement avec un système européen au niveau de l'Agence européenne des médicaments (EMA) afin d'avoir une vue d'ensemble européenne de tous les effets indésirables signalés pour un médicament.
Tout professionnel de la santé ou patient (ou contact du patient) peut rapporter des effets indésirables à l'AFMPS et ceci devrait être encouragé. Dans les faits, ce n'est pas le cas, malheureusement.
Plusieurs difficultés.
1) Les données de pharmacovigilance résultent de déclarations volontaires.
Il faut donc qu’une personne souffrant d’un trouble inattendu (ou son entourage, ou son médecin) suppose qu’il peut y avoir un lien avec le vaccin, fasse la démarche de le signaler, et que cette démarche soit relayée ; cette succession de conditions entraîne une sous-déclaration, généralement considérée comme massive, sans qu’on puisse évaluer précisément son ampleur dans le cas d’un médicament donné.
2) Certains médecins ne remontent pas les effets indésirables rapportés.
Certains médecins connaissent mal leur rôle dans la pharmacovigilance: ils pensent, à tort, que ce sont eux qui doivent déterminer si l'effet indésirable relaté par leur patient est lié ou non à la vaccination, ce qui entraîne une sous-déclaration quand ils supposent que la réponse est non.
En réalité, ils doivent remonter tous les effets indésirables relatés par leur patient, du plus bénins au plus graves, en passant par le plus farfelu.
C'est plus haut, dans la chaîne de la pharmacovigilance qu'on détectera si un effet a été statistiquement plus souvent remonté et pourrait être lié au médicament.
3) Les rapports obligatoires sont difficiles d'accès.
Le Règlement européen No 726/2004 du du 31 mars 2004 établissant des procédures pour l'autorisation et la surveillance en ce qui concerne les médicaments à usage humain et à usage vétérinaire, stipule dans son article 28.3 que:
"L’évaluation des rapports périodiques actualisés de sécurité est effectuée par un rapporteur nommé par le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance. [...]
Le rapporteur rédige un rapport d’évaluation dans les soixante jours à compter de la réception du rapport périodique actualisé de sécurité et le transmet à l’Agence et aux membres du comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance. L’Agence transmet ce rapport au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché.
Dans les trente jours à compter de la réception du rapport d’évaluation, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et les membres du comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance peuvent présenter des observations à l’Agence et au rapporteur.
Dans les quinze jours qui suivent la réception des observations visées au troisième alinéa, le rapporteur actualise son rapport d’évaluation en tenant compte de toutes les observations faites et le transmet au comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance. Lors de sa réunion suivante, le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance adopte le rapport d’évaluation avec ou sans modifications supplémentaires et émet une recommandation."
Or, les données de pharmacovigilance centralisées ne sont pas aisément accessibles, ou peu adaptées à un traitement analytique.
En Belgique, on ne peut consulter que les rapports régulièrement diffusés par l'AFMPS, qui ne fournissent que peu de détails : pas de répartition des effets observés selon l’âge des patients, ni tableaux chiffrés sur la nature des effets rapportés, par exemple.
Au Royaume-Uni, le système Yellow Card s’explore à partir de mots clés, supposant qu’on sache par avance ce que l’on cherche.
Aux Etats Unis, une part de la base de donnée de VAERS est rendue accessible, et le site openVAERS propose un résumé des données, présenté de façon simple, qui ne permet toutefois pas de mener des analyses fines en croisant différents critères (âge, type d’effets secondaires, délai d’apparition, etc.)
Des règles qui ne sont pas suivies!
Le même règlement européen décrète également que:
"Lorsque le rapport d’évaluation recommande des mesures concernant l’autorisation de mise sur le marché, dans les trente jours à compter de la réception du rapport du comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance, le comité des médicaments à usage humain examine ledit rapport et rend un avis tendant au maintien, à la modification, à la suspension ou au retrait de l’autorisation de mise sur le marché concernée, assorti d’un calendrier de mise en œuvre dudit avis. [...]"
Article 28 bis:
1. En ce qui concerne les médicaments à usage humain autorisés en vertu du présent règlement, l’Agence, en collaboration avec les États membres, prend les mesures suivantes:
a) elle surveille les résultats des mesures de réduction au minimum des risques prévues dans les plans de gestion des risques, ainsi que des conditions visées à l’article 9, paragraphe 4, points c), c bis), c ter) et c quater), ou à l’article 10 bis, paragraphe 1, points a) et b), et à l’article 14, paragraphes 7 et 8;
b) elle évalue les mises à jour du système de gestion des risques;
c) elle surveille les informations consignées dans la base de données Eudravigilance afin de déterminer si des risques nouveaux sont apparus ou si les risques existants ont changé et si le rapport bénéfice/risque des médicaments s’en est trouvé modifié.
[...]
3. L’Agence, et les autorités nationales compétentes et le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché s’informent mutuellement lorsque des risques nouveaux, des changements des risques existants ou des modifications du rapport bénéfice/risque sont constatés."
(Merci au docteur Nour De Sand pour son éclairage sur la pharmacovigilance)
Prenons le dernier rapport public de l'AFMPS, qui devrait avoir été transmis à l'EMA.
On constate donc que, depuis le début de la campagne de vaccination, quasi 24 millions d'injections ont été administrées en Belgique (23 789 664) et que 36 678 rapports d'effets indésirables ont été notifiées, dont environ 32% de cas graves (définition de cas graves: avec incapacité de travail ou interdiction de quitter le domicile) et 7% ayant nécéssité une hospitalisation, avec pronostic vital engagé ou non.
On peut donc calculer que 11 736 belges ont soufferts d'effets indésirables graves ayant nécessité une incapacité de travail ou une quarantaine. Soit un belge toutes ... les 2 000 injections.
Et 2 567 belges ont dû être hospitalisés ou ont vécu un "événement médical significatif".
Soit un belges toutes... les 9 000 injections.
Sachant, par exemple, que la plus grosse semaine de la campagne de booster, la Belgique a vacciné 850 000 personnes, ça fait, en une semaine, 425 personnes en incapacité de travail et/ou en quarantaine et 95 personnes hospitalisées ou ayant vécu un "événement médical significatif"...
(On ne connaît ni l'âge des personnes concernées, ni, par exemple, ce que recouvre précisément la notion de "événement médical significatif" ou encore la durée de l'incapacité de travail consécutive à l'injection).
Mystère.
Aux USA, la plateforme OpenVAERS montre que le nombre de décès rapportés pour les vaccins anti-Covid dépasse le total des 20 dernières années pour l’ensemble des vaccins.
On lit sur ce graphique que:
La même page précise plus bas que 3255 de ces décès sont liés au vaccin Pfizer, 2272 à Moderna, ou 407 à Janssen. (Le vaccin d'AstraZeneca n'est pas distribué aux Etats-Unis.)
Qu'en est-il pour l'Europe?
Malgré les sous-notifications, nous disposons de données de pharmacovigilance.
Contrairement à ce que nous disait Monsieur De Croo sur un plateau de RTL-TVI, il n'y a pas eu "très peu d'effets secondaires".
Petit exercice de comparaison entre les déclarations d'effets secondaires suite à une vaccination avec les vaccins classiques depuis 10 ans et les déclarations d'effets secondaires suite à une vaccaination anticovid, sur base des données brutes publiquement accessibles sur le site de la pharmacovigilance européenne, en un an.
Le risque de décès post-vaccination.
Voici une représentation de tous les décès associés à tous les vaccins de 2010 à 2022 (12 ans), en vert, comparés aux décès associés aux vaccins anticovid19 (1 an), toutes les autres couleurs.
Les événements indésirables graves:
On désigne par le terme "événement indésirable grave" un effet secondaire qui a nécessité une prise en charge hospitalière (aux soins intensifs ou non).
Toutes les tranches d'âge sont concernées, y compris les tranches d'âge qui n'ont jamais eu aucun risque de faire un covid sévère.
Quels événements indésirables graves?
Péricardites, myocardites, embolies pulmonaires, infarctus du myocarde, entre autres.
Ce qui est important à souligner, c'est que ces événements indésirables graves, s'ils n'ont pas entraîné le décès de la victime, peuvent entraîner des séquelles irréversibles sur le court, le moyen et le long terme.
Ainsi "le nombre de patients adressés pour une suspicion de myopéricardite après la vaccination contre le COVID-19 a augmenté de manière significative" (Clinical Research in cardiology).
"On observe des myocardites aussi bien après la 1ère dose qu'après la 2ème dose. Le nombre de personnes ayant développé des symptômes après la 2ème dose est plus important qu'après la 1ère".
Autre observation importante: beaucoup de cas semblent ne pas être notifiés!
"Cette étude montre un schéma similaire, bien qu'à une incidence plus élevée, suggérant une sous-déclaration des effets indésirables des vaccins. Les limites de l'étude comprennent les cas manqués dans les établissements de soins extérieurs et les diagnostics manqués de myocardite ou de péricardite (ce qui sous-estimerait l'incidence), ainsi que des informations inexactes sur la vaccination dans le DME" (Circulation)
Les pathologies cardiovasculaires ne sont pas les seules qui inquiètent:
"L’incidence des vaccins à ARN-m sur 827 femmes enceintes, dont 127 au 1 er trimestre a montré 82 % de fausses couches, soit 3x plus que dans la population générale. Les auteurs concluent qu'il n'y a aucun signal de sécurité évident en ce qui concerne la grossesse et les issues néonatales. Une surveillance accrue est nécessaire car cet échantillon est trop petit pour être représentatif." (NEJM ).
L'ANSM confirmera quelques mois plus tards: certains effets indésirables sur des vaccins à ARN-m sont à surveiller :
Guéris avec séquelles:
Voici la proportion de victimes d'effets indésirables, guéries mais gardant des séquelles (découvertes sur le court terme, mais quid des séquelles découvertent plus tardivemement?) qui devront être prises en charge par la sécurité sociale.
Notez la proportion chez les 12-17 ans qui ne risquaient absolument pas de faire de formes graves de covid.
Bien sûr, on peut arguer du fait qu'on a vacciné massivement, que les médecins sont normalement sensibilisés au fait que nous sommes en phase de pharmaovigilance accrue et que, par conséquent, ils ont remonté plus d'informations à la pharmacovigilance et qu'on a vacciné essentiellement des personnes très âgées, en fin de vie.
Et bien des experts de plateau télé ont tenté de minimiser ces données inquiétantes, surtout pour nos jeunes et nos enfants, en soulevant plusieurs objections.
Par exemples:
On a surtout vacciné des personnes très âgées et très vulnérables dans le contexte d'une pandémie. Donc, leurs décès ne sont pas forcément liés aux vaccins.
Malheureusement, quand on observe les décès associés aux vaccins pour les 18 à 64 ans, moins vulnérables, on obtient à peu près le même résultat. C'est embêtant, surtout pour cette tranche d'âge peu susceptible de faire un covid sévère.
Les remontées sont faites par des particuliers qui remontent n'importe quoi, ce n'est pas fiable.
En France, la notification spontanée des effets indésirables médicamenteux aux Centres régionaux de PharmacoVigilance constitue depuis toujours un des piliers de la surveillance des médicaments post-autorisation de mise sur le marché, malgré un faible taux de déclarations.
(Hazell L, Shakir SAW. Under-reporting of adverse drug reactions: a systematic review. Drug Saf. 2006;29(5):385-96.)
C'est d'ailleurs le même principe en Belgique et partout en Europe.
Et, malheureusement, quand on observe les décès signalés par des professionnels de santé comme étant associés à la vaccination, on obtient à peu près le même résultat.
Le système de pharmacovigilance européen est trop sensible.
On sait que c'est plutôt l'inverse, depuis longtemps. Les sous-notifications sont documentées.
Et, malheureusement, quand on observe les données des autres systèmes de pharmacovigilance, comme le système de pharmacovigilance suisse ou américain, par exemple, on obtient ... les mêmes observations inquiétantes.
On a vacciné massivement, c'est normal que la proportion d'effets indésirables augmente.
Comparons avec un vaccin usuel classique massivement utilisé également, chaque année: le vaccin contre la grippe.
Voici donc les taux de décès et d'événements indésirables, par millions de doses (pour tenir compte du différentiel entre la quantité de vaccins injectés) pour les vaccins contre la grippe versus les vaccins covid.
Etat au 15/10/21 dans VAERS.
Malheureusement, on constate que les vaccins covid sont toujours associés à plus de décès et d'événements graves.
On est en phase de pharmacovigilance accrue, on déclare plus, c'est normal.
On sait que la pharmacovigilance fonctionne mal en temps normal. La sous-déclaration est plus marquée pour les événements sans gravité mais elle est très importante.
Le taux médian de sous-déclaration en pharmacovigilance était par exemple ici de... 94%!
Peut-on envisager que les événements indésirables des vaccins covid sont beaucoup plus facilement rapportés, au point de donner l'impression, à tort, qu'ils sont plus dangereux que les autres vaccins?
Pour tenter de répondre à cette question, il faut comparer la "sous-déclaration" habituelle avec la "sous-déclaration" pour les vaccins covid.
Une méthode: se focaliser sur le choc anaphylactique, une réaction qui est facile à repérer et se produit peu après la vaccination.
Selon des données des CDC datant de 2020, VAERS avait enregistré un taux, variable selon les vaccins, situé entre 13% et 76% de la totalité des chocs anaphylactiques qui ont eu lieu post-vaccination.
Soyons bienveillants et prenons en considération le chiffre le plus bas, 13%.
Pour des vaccins non-covid, il y a donc statistiquement, environ 10x moins de chocs anaphylactiques signalés dans VAERS par rapport au nombre réel.
Et pour les vaccins anticovid?
Il faut comparer le taux de choc anaphylactique rapporté dans VAERS avec le taux de choc anaphylactiques rapporté dans des études indépendantes.
Cette étude a, par exemple, mesuré en milieu hospitalier la fréquence des chocs anaphylactiques suite à un vaccin à ARNm, et a estimé le taux à 2,47 pour 10 000, soit 247 pour un million.
Le taux de chocs anaphylactiques reporté 1e novembre 2021, dans le VAERS se situe entre 3 et 5 pour un million.
48x moins de reporting dans la vie réelle que lors de l'étude.
Et on ne sait toujours pas ce qui a causé cette sur-mortalité inattendue entre la fin du printemps et le début de l'automne 2021, en Europe.
A l'occasion de l'arrivée du coronavirus nouveau, notre gouvernement a dû faire face à des défis sans précédent. Celui-ci a pris des mesures afin de lutter contre la propagation du virus.
Nous avons assité à un véritable coup d'Etat de l'exécutif, sans aucune réaction de la part des parlementaires. Nous, citoyens belges et européens, pouvons nous poser sincèrement la question "Où allons-nous?"
Cette même question que, naguères, Georges Bernanos se posait, dans un constat sans pitié contre les carences et les trahisons des classes dirigeantes, emportées par leur mépris pour le peuple* et la démocratie **.
Où amenez-vous notre pays quand vous votez, à la hâte, en plein mois de juillet, alors que des inondations historiques paralysent le pays, la loi pandémie?
Une loi qui pérénise les mêmes erreurs qu’en mars 2020 en favorisant des mesures négatives et restrictives alors que certains d'entre vous admettent finalement que les hôpitaux ont surtout été victimes d'un manque de personnel qualifié et que rien, absolument rien, n'a été fait pour résoudre ce problème vieux de 20 ans, au moins.
Où amenez-vous notre pays quand vous votez le détricotement du droit à la vie privée, le partage de nos données personnelles et médicales?
Une loi qui donne à notre pays le scandale de traiter de façon disproportionnée nos données par l'ONSS , permettant l'instauration d'une société de contrôle, une société toujours prête à sacrifier la liberté à la sécurité.
Où amenez-vous notre pays quand vous votez la mise en place d'une politique de ségrégation alors même que le pays n'est plus en phase épidémique?
Un Covid Safe Ticket estival, alors que le virus saisonnier est en phase de décroissance, abjecte moyen de pression sur les jeunes adultes, pour qu'ils se vaccinent afin de sauvegarder le peu de vie sociale encore à disposition.
Où amenez-vous notre pays quand vous votez l'extension du Covid Safe Ticket à la vie quotidienne des belges, alors qu'au moment où vous décidez de cette extension, le baromètre était au jaune (enfin, s'il avait existé)?
Quitte à sacrifier plusieurs secteurs économiques déjà particulièrement fragilisés par la politique de confinement aveugle de notre gouvernement.
Des extensions votées sans aucune pudeur ni retenue puisqu'il sera ouvertement dit dans la presse que le CST n'est pas un outil de lutte contre le coronavirus mais de contrainte à la vaccination.
Où amenez-vous notre pays quand vous votez la prolongation de la loi pandémie alors que tous les indicateurs sont à la baisse et ne correspondent plus aux critères de maintien de cette loi?
Vous avez doté notre pays d'une base légale floue encadrant les mesures qui restreignent les droits et les libertés fondamentales des citoyens.
En votant la prolongation de la loi pandémie alors que tous les indicateurs sont à la baisse, vous démontrez qu'un simple rhume peut donner les pleins pouvoirs à l'exécutif.
La justice est un principe d'ordre.
Elle nous protège contre la tyrannie.
C'était votre rôle d'assurer aux citoyens que les situations exceptionnelles ne se pérénisent pas.
C'est en tout cas la base de l'Etat de Droit.
Où amenez-vous notre pays quand vous votez la prolongation des Covid Safe Ticket alors que tous les indicateurs sont à la baisse et que tout le monde, même vos experts, s'accordent pour dire que cet outil n'atteint pas ses objectifs?
"On comprendra trop tard que les régimes totalitaires n'ont fait que parcourir , en peu d'années, le même chemin que les démocraties doivent parcourir en un siècle ou deux".
*********************************
* On se souviendra longtemps de "l'électrochoc" que M. Vandenbroucke a voulu inflingé à la population en privant certains citoyens de leur droit au travail.
** Nous garderons également en mémoire les arrêtés minsitériels flanqués d'amendes pénales contres lesquels aucun parlementaire ne s'est élevé.